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Ruines laissées par les crues dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026. Ruines laissées par les crues dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026.

La crue dévastatrice survenue mercredi 26 août dans l’Himalaya a fait 987 morts au Népal, a annoncé, mardi 1er septembre, l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence, portant le bilan provisoire de la catastrophe à 1 003 morts, en y ajoutant les 16 morts recensées au Tibet, région autonome de la Chine.

Les autorités des deux pays sont, par ailleurs, toujours sans nouvelles de 4 462 personnes, 3 916 au Népal, selon l’autorité népalaise, et 546 au Tibet, selon les médias d’Etat chinois.

Parmi les disparus figurent plusieurs centaines de touristes, pèlerins ou ouvriers étrangers – 583 au Népal issus de plus de 30 pays et 261 en Chine en provenance de 23 pays, selon les mêmes sources.

Au seul Népal, 639 personnes employées dans des centrales hydroélectriques ou sur des chantiers de barrages en cours de construction sont également toujours portées manquantes.

A l’aide d’explosifs et à l’aide d’engins de forage et de pelleteuses, les sauveteurs se sont frayé un chemin jusqu’à plusieurs d’entre eux, mais n’ont réussi jusque-là qu’à en extraire quelques corps.

« Nous concentrons nos efforts sur ces tunnels, notre travail continue », a déclaré mardi à l’AFP un porte-parole de l’armée, Raja Ram Basnet. Selon l’autorité népalaise chargée des situations d’urgence, les 20 000 sauveteurs mobilisés ont déjà évacué près de 12 000 victimes.

Minute de silence en Chine

Sur le versant chinois, plus de 2 000 sauveteurs sont également mobilisés à la recherche de survivants ou pour rétablir les communications dans les zones sinistrées, a rapporté l’agence de presse Xinhua. Leurs efforts sont concentrés sur la réouverture de la route vers le poste-frontière sino-népalais de Gyirong.

Toutes les morgues débordant de cadavres, les autorités népalaises ont autorisé dès dimanche, pour des raisons sanitaires, l’enterrement des premières victimes, sans attendre leur identification formelle.

En Chine, des cérémonies ont également eu lieu mardi dans le district sinistré de Gyirong. « Sauveteurs, responsables locaux et habitants ont observé une minute de silence à la mémoire des victimes », selon Xinhua

Dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026. Dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026.
Lors d’une cérémonie en mémoire des victimes de la coulée de boue du 26 août, dans le district de Gyirong (préfecture de Shigatsé, région autonome du Tibet, Chine), le 1ᵉʳ septembre 2026. Lors d’une cérémonie en mémoire des victimes de la coulée de boue du 26 août, dans le district de Gyirong (préfecture de Shigatsé, région autonome du Tibet, Chine), le 1ᵉʳ septembre 2026.
Lors d’une cérémonie en mémoire des victimes de la coulée de boue du 26 août, dans le district de Gyirong (préfecture de Shigatsé, région autonome du Tibet, Chine), le 1ᵉʳ septembre 2026. Lors d’une cérémonie en mémoire des victimes de la coulée de boue du 26 août, dans le district de Gyirong (préfecture de Shigatsé, région autonome du Tibet, Chine), le 1ᵉʳ septembre 2026.
La dépouille d’un ouvrier retrouvée sur le site d’un projet hydroélectrique à Upper Trishuli (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026. La dépouille d’un ouvrier retrouvée sur le site d’un projet hydroélectrique à Upper Trishuli (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026.
Ruines laissées par les crues dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026. Ruines laissées par les crues dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026.
Dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026. Dans le district de Nuwakot (Népal), le 1ᵉʳ septembre 2026.

En Inde, les autorités de l’Etat de l’Uttar Pradesh ont annoncé avoir récupéré 17 corps à plusieurs dizaines de kilomètres en aval du lieu de la catastrophe. Leur identification est en cours.

Au Népal, de plus en plus de voix s’élèvent pour attribuer la crue au réchauffement climatique. Le premier ministre, Balendra Shah, y a ajouté la sienne. « Il est grand temps de soulever la question, avec la communauté internationale, des désastres auxquels nous sommes confrontés à cause du changement climatique », a-t-il estimé lundi soir sur les réseaux sociaux.

Le Monde avec AFP