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"Ceuta c'est l'Espagne" : un mois après l'afflux de migrants dans l'encave espagnole, la tension ne redescend pas

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Un mois après l'arrivée massive de milliers de migrants à Ceuta, la tension ne retombe pas dans l'enclave espagnole. Sur place, la population rappelle son attachement à l'Espagne tandis que la situation des 5 000 migrants sur place reste précaire.

Publié le 04/09/2026 22:08

Temps de lecture : 1min

Un manifestant lors d’une manifestation organisée un mois après l’afflux massif de migrants à Ceuta, devant le Parlement espagnol à Madrid, le 2 septembre 2026. (Thomas COEX / AFP) Un manifestant lors d’une manifestation organisée un mois après l’afflux massif de migrants à Ceuta, devant le Parlement espagnol à Madrid, le 2 septembre 2026. (Thomas COEX / AFP)

Ces images ont impressionné au début de l'été : des dizaines de milliers de migrants franchissant les grilles qui séparent le Maroc de l'enclave espagnole de Ceuta, un petit bout d'Europe face à Gibraltar. C'était un afflux spectaculaire. En deux jours, 72 000 personnes sont entrées dans la ville avant, pour la plupart, d'être refoulées ou encore de repartir d'elles-mêmes. Depuis, les polémiques s'accumulent. La gestion de la crise par le Premier ministre Pedro Sanchez est vivement critiquée en Espagne. Sur place la tension reste forte.

Ce qui frappe quand on arrive à Ceuta, un mois après, ce sont les drapeaux espagnols flottant partout : sur les fenêtres, les balcons, les vitrines des commerces. Les habitants de l'enclave, environ 80 000 personnes, sur environ 20 kilomètres carrés, affichent plus que jamais leur attachement à l'Espagne.

Sur les pancartes du centre-ville, on peut lire des messages comme "Ceuta n'est pas à vendre", "Ceuta doit être défendue" ou encore "Ceuta, c'est l'Espagne". Les messages empreints de colère sont dirigés contre Pedro Sanchez, accusé d'avoir capitulé face au Maroc. Le Premier ministre socialiste a publiquement réfuté la responsabilité de Rabat dans cet afflux massif. Mais un rapport de la police espagnole dit tout le contraire, ce qui a décuplé la colère des habitants qui demandent sa démission.

Environ 5 000 migrants sont restés dans l'enclave, selon les autorités espagnoles. Ils sont parfois très jeunes : on compte plus d'un millier de mineurs. Tous espèrent pouvoir demander l'asile et rêvent de rejoindre la péninsule. En attendant, ils vivent dans des conditions très précaires dans des centres saturés, des campements de fortune et sauvages, ou bien dehors, sur la plage, où ils sont aidés et nourris par des ONG locales.

Les plus vulnérables sont les femmes et les enfants. La justice espagnole fait état de 23 procédures pour violences sexuelles, dont cinq pour viol. Neuf des victimes sont des mineurs. 23 agressions sexuelles, c'est presque une par jour depuis le début de cette crise migratoire à Ceuta.

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