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Injections esthétiques : de nouvelles lignes directrices suscitent des réactions divisées

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L’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario a annoncé de nouvelles lignes directrices sur des injections esthétiques en juillet, qui suscitent de différentes réactions des gens du milieu dans le Grand Sudbury.

Les lignes directrices proposées portent sur la formation, la promotion éthique des injections, comme les agents de comblement et le Botox.

De plus, le plan désigne les autorités qui seront déléguées pour superviser les cliniques non réglementées.

L’ordre professionnel envisage également d’ajouter certains protocoles sur l’approbation d’un directeur médical ou d’une directrice médicale pour des traitements désignés comme des actes autorisés en vertu des lois ontariennes.

Par conséquent, les infirmiers du secteur auraient besoin de consulter un médecin ou un infirmier-praticien spécialisé pour administrer des injections de Botox, et d’autres agents de comblement dermique.

La Dre Reena Dhatt, médecin du Grand Sudbury et propriétaire de la clinique Neomo Skin, a indiqué à CBC que l’Ordre est sur la bonne voie.

Cependant, les lignes directrices ne susciteront pas de grands changements pour son bureau.

Elle précise que son établissement de santé suit déjà les consignes de l’Ordre des médecins et des chirurgiens de l’Ontario. Selon elle, la ligne directrice de l'OMCO est très rigoureuse quant aux actes autorisés et délégués.

Dre Dhatt observe que le nouveau document de l’OIIO éviterait davantage les décisions non éclairées.

Lors des dernières années, nous avons remarqué des erreurs, raconte-t-elle.

Certains clients lui ont relaté, par exemple, l'oubli de discuter d’allergies avant la procédure chez d'autres cliniques.

Par ailleurs, de nouveaux critères obligeraient les infirmiers/infirmières à établir un plan de réponse aux urgences.

Selon la Dre Dhatt, une clinique dotée d’une stratégie rigoureuse, ainsi que d’un accès direct à un médecin, est mieux en mesure de traiter un patient en cas de complications lors d’une injection.

Des cliniques craignent une limite de l'offre des services

Vanessa Daypuk, infirmière et propriétaire de la clinique  The Pink Syringe  dans le Grand Sudbury, accueille favorablement plusieurs des nouvelles lignes directrices.

Une femme souriante qui porte un sarrau.

Vanessa Daypuk est une infirmière qui a ouvert sa clinique dans le Grand Sudbury, l’an dernier.

Photo : CBC/Olivia Pizzuco-Ennis

Par contre, elle s’inquiète que le changement d’autorité pourrait ralentir le fonctionnement de sa clinique, si elle a besoin de l’approbation de médecin ou d’infirmier/infirmière-praticienne pour administrer des injections.

 Cela limiterait assurément le nombre de patients que je peux recevoir par jour, ce qui compliquerait l’accès aux soins pour la clientèle, particulièrement dans le Nord de l’Ontario. Si chaque personne que je dois recevoir devait désormais consulter également le directeur médical, cela réduirait le nombre de traitements que je peux prodiguer quotidiennement , a-t-elle souligné à CBC.

Pour l’instant, Mme Daypuk offre des injections suivant la direction avancée d’une infirmière-praticienne qui est basée à Barrie, dans le sud de l’Ontario.

Selon elle, l’infirmière-praticienne avait autorisé ses actes. Selon ces nouvelles lignes directrices, Mme Daypuk aurait à contacter la direction médicale chaque fois qu’elle devait administrer une injection.

La propriétaire de la clinique pense que ce changement n’est pas nécessaire, et l’a communiqué à l’ordre des infirmiers et infirmières après la révélation des nouvelles lignes directrices, en juillet.

En revanche, elle accueille les changements qui portent sur l’accès à l’information sur les différentes interventions. Ces derniers responsabiliseraient les infirmières de bien renseigner un patient.

Après avoir travaillé au centre hospitalier Horizon-Santé Nord (HSN), Mme Daypuk dit comprendre l’importance du consentement éclairé.

Elle dit que, souvent, certains patients ne comprennent pas les interventions esthétiques qu’ils ont reçues d’un autre centre de santé.

L’Ordre des infirmiers et infirmières de l’Ontario décidera s’il adopte les lignes directrices en septembre prochain.

Avec les informations de Olivia Pizzuco-Ennis de CBC.

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