NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Infantino promet le football universel, mais les dividendes semblent prendre la direction des États-Unis.
Romain Molina résume la situation sans prendre de gants : « Infantino souhaite privatiser la Coupe du monde. »
Une nouvelle société pour récupérer les milliards du football
Baptisée provisoirement FIFA Forward Enterprise, cette structure regrouperait notamment les droits commerciaux de la Coupe du monde masculine, du Mondial féminin et de la Coupe du monde des clubs. La FIFA conserverait le contrôle majoritaire, tandis que 20 à 30 % du capital pourraient être proposés à des investisseurs.
L’objectif initial serait de lever environ quatre milliards de dollars, sur la base d’une valorisation globale proche de 20 milliards. Pour Infantino, la promesse est simple : faire entrer de l’argent privé afin d’augmenter ensuite les sommes versées aux 211 fédérations nationales.
Le mécanisme est politiquement habile. Chaque fédération dispose d’une voix lors de l’élection du président de la FIFA, qu’elle représente le Brésil, la France ou une petite île des Caraïbes. Distribuer davantage de millions permet donc de développer le football mondial, bien entendu. Que ces fédérations soient également appelées à voter lors des prochaines élections constitue certainement une merveilleuse coïncidence administrative.
L’entourage de Trump dans les tribunes
Le montage serait conseillé par la banque JPMorgan. Parmi les investisseurs évoqués figure Thrive Capital, le fonds dirigé par Joshua Kushner, frère de Jared Kushner, gendre de Donald Trump. La FIFA affirme que plusieurs investisseurs internationaux s’intéressent au projet et que celui-ci ne serait pas réservé à l’entourage du président américain.
La proximité entre Donald Trump et Gianni Infantino nourrit pourtant les soupçons. Molina dénonce une « mainmise quasiment totale des États-Unis sur la FIFA » et voit dans ce projet une nouvelle étape de l’américanisation du football mondial.
La FIFA, installée en Suisse sous la forme d’une association, assure officiellement poursuivre des objectifs non lucratifs. Elle devra donc expliquer comment l’arrivée de fonds privés, venus chercher un rendement financier, s’accordera avec cette mission. Le philanthrope moderne possède parfois la curieuse habitude de réclamer des dividendes.
Infantino toujours aux commandes après 2031 ?
Le point le plus explosif concerne l’avenir personnel du président de la FIFA. D’après The Times, Infantino pourrait devenir le commissaire de la nouvelle société après la fin de son mandat, prévue au plus tard en 2031. Une telle fonction lui permettrait de conserver une influence majeure sur les revenus du football mondial, avec une rémunération potentiellement très élevée.
Romain Molina estime malgré tout qu’Infantino a peut-être franchi « la dernière marche » susceptible de provoquer sa chute. Des responsables de fédérations et certains dirigeants internes seraient opposés au montage. L’UEFA a également exprimé ses inquiétudes face à une opération jugée opaque et dangereuse pour l’indépendance du football.
La Coupe du monde appartenait déjà davantage aux sponsors et aux diffuseurs qu’aux supporters. Avec ce projet, elle pourrait également avoir ses actionnaires. Il ne manquerait plus qu’une assemblée générale à la mi-temps et un avertissement sur les risques de perte en capital.


11 hour_ago
21



























.jpg)






French (CA)