NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
L’expansion internationale de la société minière canadienne Inco en Nouvelle-Calédonie s’est heurtée pendant plusieurs années à de vifs enjeux géopolitiques et économiques. Le professeur d’histoire Robin Gendron retrace cette saga complexe dans son nouvel ouvrage INCO in Paradise.
L’exploitation minière dépasse rarement le simple cadre de l’extraction rocheuse. Elle s’inscrit au cœur de préoccupations environnementales et de relations politiques complexes entre les nations, comme l’a expérimenté la société Inco.
Pendant près de trois décennies, la minière aux origines sudburoises a tenté d’implanter un projet en Nouvelle-Calédonie, un territoire français d’outre-mer. Cette tentative s’est soldée par un échec, dont les contrecoups politiques ont résonné jusqu’au Canada.
C’est précisément cette histoire que relate le professeur d’histoire de l’Université de Nipissing, Robin Gendron, dans son livre INCO in Paradise, qui sera publié ce mois-ci.
Le mobile d’Inco était stratégique : la Nouvelle-Calédonie possède de gigantesques gisements de nickel.
Pour une entreprise spécialisée dans cette ressource, ce territoire représentait une occasion idéale, particulièrement dans les années 1960 alors que les réserves canadiennes s’épuisaient.
Cependant, le gouvernement français de l’époque a rejeté ce projet. Selon M. Gendron, Paris craignait l’influence grandissante qu’Inco aurait pu exercer sur place.
Le nickel était une industrie hautement stratégique pour la France et le reste du monde dans les années 1960, et l’État français possédait déjà sa propre société majeure dans ce secteur, explique le professeur.
La venue d’Inco était soutenue par des factions locales qui désiraient briser le monopole de la société française et réclamaient l’autonomie de la Nouvelle-Calédonie.
« Pour Charles de Gaulle et son gouvernement, Inco devenait ainsi un appui à la cause autonomiste, ce que Paris ne pouvait tolérer. »Les recherches de M. Gendron démontrent que le gouvernement français percevait les ambitions d’Inco et, par extension, le rôle du Canada comme une ingérence directe dans ses affaires internes.
En parallèle, ce projet d’investissement à l’étranger suscitait aussi une forte opposition au Canada.
Ce sont surtout les travailleurs d’Inco à Sudbury qui s’inquiétaient, par crainte que cette expansion en Nouvelle-Calédonie ne menace leurs propres emplois, précise Robin Gendron.
Finalement, le projet d’exploitation du nickel n’a pu se concrétiser sur l’île que durant les années 1990, une fois que la Nouvelle-Calédonie a obtenu une plus grande autonomie politique face à la France.
INCO in Paradise est publié auxnipi Presses universitaires McGill-Queen’s.


5 day_ago
13





























.jpg)






French (CA)