«Vous n’êtes pas censés être ici.» On comprend le slogan de Backrooms dès qu’on met un orteil dans son monde cauchemardesque. De vastes pièces aux murs jaunâtres, aux néons crus et aux portes nues, qui donnent sur d’autres pièces et de longs couloirs tout aussi déserts. Un labyrinthe à la fois désolé et oppressant, quelque part entre des bureaux décrépits et l’escalier de Penrose, que découvre par hasard Clark, architecte devenu vendeur de meubles, au sous-sol de son magasin. Et un décor qui fait tout l’attrait de Backrooms, film d’horreur devenu sensation de ce début d’année.
Parce qu’avec 81 millions de dollars de recettes lors de son week-end de sortie aux Etats-Unis, fin mai, il réalisait le plus grand démarrage de l’histoire du prestigieux studio A24 – dépassant Marty Supreme, porté par Timothée Chalamet. Aussi parce que son créateur, Kane Parsons, n’a que 20 ans. Et parce qu’avant de conquérir le grand écran, le film trouve sa genèse sur YouTube, et dans une des mythologies les plus étranges du web. En voyant Backrooms en tête d’affiche, on se dit que lui non plus n’était «pas censé être ici».


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