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Si le Parti québécois (PQ) demande aux maires de prendre un pas de recul et de bien réfléchir aux conséquences de donner des droits acquis aux travailleurs temporaires déjà sur le territoire, Bruno Marchand invite plutôt la formation politique à réfléchir aux conséquences de leurs départs sur l'économie québécoise.
Mardi, le PQ a demandé plus de clarté aux maires et mairesses, dont ceux de Québec et Montréal, qui demandent une clause de droit acquis pour les immigrants temporaires déjà au Québec, qui pourraient être forcés de quitter en raison de l'abandon du programme de l'expérience québécoise, le PEQ.
Le député d'Arthabaska, Alex Boissonneault, veut savoir combien d'immigrants dans les grandes villes pourraient bénéficier de ce droit acquis, et surtout, se demande si les services municipaux peuvent répondre à la demande.
Je veux juste qu'on soit sur la même page à savoir qu'est-ce qu'ils ont en tête comme chiffre, comme conséquences pour la population, demande le péquiste.
Je pense qu'il est important de rappeler que l'immigration a des conséquences sur les services qui sont donnés sur le terrain. Sur le logement, par exemple.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre-Plamondon, et le député Alex Boissonneault.
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Le PQ s'est engagé à donner des droits acquis à certains travailleurs temporaires déjà au Québec et dans des domaines précis, tout en décrétant un moratoire sur l'immigration économique pour limiter le nombre de nouveaux résidents permanents.
Prendre le problème à l'envers
Le maire de Québec invite plutôt le PQ à réfléchir aux conséquences du départ des travailleurs temporaires déjà sur le territoire.Il a raison qu'on va avoir l'effet sur les services. Savez-vous quoi? Dans les RPA, on va se retrouver avec des ainés qui vont avoir moins de services. Dans les hôpitaux, on va avoir moins de préposés aux bénéficiaires, lance le maire Marchand.
Notre monde, nos citoyens vont se retrouver devant des cafés où ils seront plus capables de se faire servir, ajoute-t-il. Dans des industries où on va manquer de capacité à répondre à nos carnets de commandes parce que les techniciens et les ingénieurs, les experts ne seront pas là. Il a raison, monsieur Boissonneault, que, dans nos écoles, parce qu'il y a des enseignants qui vont quitter, des éducateurs qui vont quitter, on va manquer de services à offrir à nous jeunes, illustre le maire Marchand.
Selon le premier magistrat, un large consensus existe sur l'importance de conserver les travailleurs déjà sur le territoire grâce au PEQ et à leur rôle dans le développement économique.
Est-ce qu'on est en train de dire que les maires des grandes villes du Québec se trompent? Est-ce qu'on est en train de dire que les présidents de grandes confédérations syndicales se trompent? Est-ce qu'on est en train de dire que les entrepreneurs se trompent? Les entrepreneurs de restaurants? On est en train de dire que le PDG du CHU se trompe? On est en train de dire que tout le monde se trompe, sauf quelques personnes qui veulent nous protéger d'une vertu qu'on ne comprend pas? prévient le maire de Québec.
La Ville de Québec estime à 13 000 le nombre de nouveaux arrivants par année pour assurer une croissance économique. Les besoins ne vont que s'amplifier parce qu'on est dans une région à forte croissance économique qui a une capacité d'accueil , rappelle le Bruno Marchand.
Le maire demande aussi un droit acquis pour l'ensemble des travailleurs temporaires qui habitent la capitale.
Avec la collaboration de Louise Boisvert et Jonathan Lavoie


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