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Le 27 mars 2023, la Sûreté du Québec (SQ) perdait sa première policière en service en 33 ans alors qu’Isaac Brouillard Lessard s’attaquait à Maureen Breau dans un édifice à logement de Louiseville. Trois ans plus tard, est-ce que la situation a changé pour mieux protéger les policiers et le public des personnes qui vivent avec des troubles de santé mentale?
La mort de la sergente Breau avait provoqué une vague déferlante de sympathie pour sa famille et ses collègues de travail provenant de tout le Québec.
Après les événements, une enquête publique sur la mort de la sergente et de son assaillant, sous les balles des policiers, a été organisée. Deux ans après cette enquête menée par la coroner Géhane Kamel, la première réforme de la loi P-38 a été annoncée par le gouvernement du Québec.
Selon le président de l’Association des policières et des policiers provinciaux du Québec, Dominic Roberge, il était temps que cette réforme soit lancée, puisque les choses n’ont pas assez changé depuis la mort de Maureen Breau.
Concrètement, ce matin, il n’y a pas tellement de choses qui ont changé et qui peuvent permettre d'éviter un tel drame, a-t-il affirmé en entrevue à l’émission Toujours le matin.
M. Roberge affirme que les questions de sécurité liées aux personnes dont l’état mental est troublé commencent à peine à être touchées par les autorités.
L’événement est arrivé en 2023. En 2024, on était dans une période d'enquête des événements qui se sont produits. En 2025, grande insatisfaction, la CNESST a été sévère à l'endroit de la SQ. Puis, ce qu'on a vu, c'est un changement de leadership pour tenter de régler ces problèmes-là, un assouplissement des structures [...] et là, en 2026, on commence à voir à l'horizon les points positifs, ajoute-t-il.
Il se souvient de tout le soutien qu’ont reçu les policiers et la famille de Maureen Breau après sa mort.
S'il y a une telle vague de sympathie et d'amour par la suite, parce que ça a touché les gens dans leurs valeurs. Maureen était impliquée dans sa famille, dans sa communauté, auprès de tout le développement de ses enfants [...] Ce dont il faut se souvenir, c'est tout ce qu'elle a accompli pendant qu'elle était présente avec nous autres, pas seulement son départ, ajoute-t-il avec émotion.
Un parc en l'honneur de la policière?
Le maire de Louiseville, Yvon Deshaies, se souvient de ses interactions avec Maureen Breau, qui était la policière qui est venue le rencontrer lors de son coup d’éclat dans la foulée des blocus ferroviaires autochtones à l’hiver 2020.
Elle me dit : "Monsieur le maire, ça n’a pas de bon sens, ne commencez pas ça". J'ai dit : "Madame Breau, s'il vous plaît, peut-on négocier pour 30 minutes?"J'ai trouvé ça agréable de sa part. Elle a dit : "Je vous laisse 30 minutes, mais, dans 30 minutes, vous arrêtez là." J'ai ce souvenir-là d'elle, j'ai trouvé ça formidable, se remémore-t-il.
M. Deshaies affirme que la Municipalité de Louiseville pourrait renommer un parc récemment aménagé en ville en l’honneur de la sergente Breau. Il manque encore de s’asseoir avec la famille de la policière et avec la Sûreté du Québec pour en finaliser les détails.
D'après une entrevue à l'émission Toujours le matin


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