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Des canaris proposés gratuitement sur internet, des photos suspectes et une interpellation : dans le Gard, les gendarmes ont découvert trois oiseaux protégés.
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Par Léa Pippinato Publié le 17 oct. 2026 à 9h58
Il proposait des canaris à donner sur internet, mais les photos de ses annonces montraient en réalité des chardonnerets élégants, une espèce protégée dont le commerce est interdit hors dérogations. Cette différence a attiré l’attention des gendarmes de Vauvert, dans le Gard, qui ont ouvert une enquête sous l’autorité du parquet de Nîmes.
Après plusieurs mois d’investigations, un homme a été interpellé à son domicile. La gendarmerie du Gard a fait état de cette affaire vendredi 16 octobre 2026, sur ses réseaux sociaux.
Plusieurs annonces retrouvées sur internet
Tout commence sur un site bien connu de petites annonces, où des publications proposent des canaris gratuitement. Problème, les photographies ne correspondent pas aux oiseaux annoncés. Les militaires découvrent qu’il s’agit de chardonnerets élégants et décident de remonter la piste du vendeur.
Les investigations, confiées à l’enquêteur environnement de la communauté de brigades (COB) de Vauvert, permettent de « matérialiser de nombreuses annonces depuis plusieurs mois », précise la gendarmerie gardoise.
Avec l’appui de l’Office français de la biodiversité (OFB), les forces de l’ordre se rendent finalement chez le suspect, alors qu’il s’apprête à vendre l’un de ces oiseaux. Sur place, deux autres spécimens sont retrouvés dans des cages. Les enquêteurs récupèrent ainsi trois chardonnerets, sans préciser combien de transactions auraient pu avoir lieu auparavant.
Des oiseaux qui peuvent valoir plusieurs centaines d’euros
Avec son masque rouge, ses ailes jaunes et son chant mélodieux, le chardonneret élégant est particulièrement apprécié des amateurs d’oiseaux. Une popularité qui lui vaut aussi d’être régulièrement la cible de captures illégales et de trafics. « Le chardonneret peut se monnayer plusieurs centaines d’euros », souligne la gendarmerie du Gard, qui rappelle que cette espèce protégée est aujourd’hui en déclin.
Le Centre ornithologique du Gard (COGard) indique d’ailleurs que ce petit passereau figure dans la catégorie « quasi menacée » sur la liste rouge régionale. Le braconnage vient s’ajouter aux autres pressions qui pèsent sur ses populations, notamment la modification des milieux agricoles et la raréfaction de certaines ressources alimentaires.

Trois chardonnerets libérés, le vendeur convoqué devant la justice
Les oiseaux découverts au domicile du mis en cause ont finalement pu retrouver la nature, sous la supervision du COGard. Une remise en liberté réalisée, comme le précise la publication des militaires, « sous l’œil bienveillant du COGARD ».
Quant à l’homme interpellé, il devra prochainement répondre des faits qui lui sont reprochés devant la justice pénale. La date de sa comparution n’a pas été précisée.
La gendarmerie rappelle à cette occasion qu’elle « reste mobilisée pour lutter contre tous les trafics et préserver la biodiversité ». Une affaire qui montre aussi que les ventes illégales d’espèces protégées peuvent se cacher derrière de simples annonces entre particuliers.
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