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Un organisme qui souhaite améliorer le bien-être des animaux de compagnie à l’Île-du-Prince-Édouard estime qu’il est grand temps que le gouvernement provincial encadre plus sévèrement l’élevage irresponsable des chiens et des chats.
L’organisme à but non lucratif PEI Cares (acronyme de Companion Animal Rescue Education Society) recueille des signatures sur sa pétition, qui demande à Charlottetown de réglementer l’élevage d’animaux de compagnie.
Le 5 février dernier, la Société protectrice des animaux (SPA) de l’Île-du-Prince-Édouard a saisi 43 chiens dans une propriété.
C’est cet événement qui a poussé la présidente de PEI Cares, Karla Shalley, à réclamer des modifications législatives dès la session d’automne de l’Assemblée législative.
On constate que des animaux sont élevés, puis donnés ou vendus à des familles inadaptées, dit-elle.
On exige une responsabilisation des éleveurs de chiens. Des contrôles sanitaires et des environnements propres et sécurisés sont indispensables.
L’organisme propose cinq changements majeurs à la loi :
l'enregistrement ou la délivrance de permis obligatoires pour les éleveurs;
des normes de soins applicables et contraignantes pour les activités d’élevage;
des inspections et un processus de surveillance de routine;
la tenue de registres et une traçabilité claire;
l'adoption de mécanismes de conformité et d’application appropriés.
Le groupe collabore avec Peter Bevan-Baker, du Parti vert de l’Île-du-Prince-Édouard, pour préciser la formulation des amendements.
Si l’on regarde les autres provinces du pays, un grand nombre d'entre elles ont une législation beaucoup plus progressiste que la nôtre, ici, à l’Île-du-Prince-Édouard, déclare le député.

Selon Peter Bevan-Baker, député du Parti vert, ces modifications législatives sont faciles à apporter. Il affirme que le dossier a progressé. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Connor Lamont
Il affirme que ces modifications législatives sont faciles à apporter et que le dossier a progressé.
Il suffit d’apporter quelques modifications à son application et de s’assurer que la législation ne présente pas les lacunes importantes qui ont causé de sérieux problèmes par le passé, dit-il.
Une pratique qui nuit aux éleveurs certifiés
Le Club canin canadien (CKC) est l’autorité de référence pour l’enregistrement et la reconnaissance des chiens pure race.
Une membre de la région d'O’Leary, Laura Grandmont, se dit frustrée de voir des éleveurs recourir à des pratiques malhonnêtes.
Pour nous, éleveurs responsables, chaque chiot est aussi important que le précédent. Qu’il soit destiné à des expositions canines, à la reproduction ou simplement à la vie de famille avec stérilisation, nous consacrons le même temps et les mêmes efforts à garantir leur bonne santé.
Les pratiques des éleveurs irresponsables nuisent à la réputation des éleveurs consciencieux qui, affirme-t-elle, agissent par passion plutôt que pour le simple profit.
Il faut se poser la question : "Pourquoi élèvent-ils ces chiens?" Ce n’est ni pour préserver, ni pour améliorer, ni pour contribuer à la préservation des chiens de race pure au Canada, dit-elle.
Le Club canin canadien impose des règles strictes et un code de déontologie pour l’élevage de chiens, notamment concernant la tenue de registres. Laura Grandmont estime donc qu’une réforme est nécessaire.
Avec une législation et des directives appropriées, ce serait non seulement plus sûr et plus sain pour les chiens de l’île, mais il serait également plus facile pour les habitants de l’île d’avoir accès aux bons types d’éleveurs, affirme-t-elle.
Avec des renseignements de Tony Davis et Connor Lamont, de CBC


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