Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Ibrahim Njoya, le roi bamoun qui inventa un alphabet contre la colonisation

1 week_ago 9

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À la fin du XIXe siècle, pendant que les puissances européennes imposaient leurs langues au Cameroun, le roi Ibrahim Njoya faisait quelque chose d’inédit : il inventait sa propre écriture. Le Shümom, alphabet du royaume Bamoun, reste aujourd’hui l’un des exploits intellectuels les plus remarquables du continent africain. Une histoire que Foumban n’a pas oubliée.

Un alphabet né d’un rêve, perfectionné pendant vingt ans

Vers 1895, Njoya rassemble ses conseillers après un songe et leur demande de dessiner des centaines de signes. L’idée est là, brute, encore imparfaite. Ce premier système compte plus de 450 symboles représentant objets et concepts. Trop complexe pour être enseigné massivement.

Il retravaille tout.

Pendant une vingtaine d’années, le roi affine, simplifie, restructure. En 1910, le Shümom aboutit à un alphabet phonétique de 80 signes seulement, fonctionnel, transmissible, efficace. C’est un virage que peu de contemporains avaient anticipé, y compris les administrateurs coloniaux allemands présents à l’époque.

Njoya ne s’arrête pas à l’invention. Il fait construire des écoles pour enseigner gratuitement cette écriture à des milliers de sujets, crée une imprimerie artisanale, fait traduire des textes de médecine, de droit et d’histoire. Le royaume Bamoun s’administre dans sa propre langue écrite. Sous le nez des colons.

Ce que les Français ont tenté d’effacer

Quand la France prend le contrôle du territoire après la Première Guerre mondiale, elle hérite d’un peuple qui lit et écrit dans sa propre langue. Ça pose un problème. Un peuple qui maîtrise son propre système d’écriture résiste autrement à l’assimilation.

La réponse coloniale est brutale. L’enseignement du Shümom est interdit. L’imprimerie royale est détruite. Des milliers de manuscrits brûlent. En 1931, Njoya est arrêté et exilé à Yaoundé. Il y mourra deux ans plus tard, loin de son palais de Foumban.

Mais on ne sait pas exactement combien de documents ont survécu à ces destructions. Certains manuscrits ont été cachés, transmis discrètement, conservés dans des familles. Les historiens estiment que des pièces du patrimoine écrit bamoun restent encore à localiser.

Ce que les autorités coloniales n’ont pas réussi à effacer, c’est la mémoire de l’acte lui-même. Le palais royal de Foumban est aujourd’hui classé, le Shümom étudié dans les universités du monde entier, et Ibrahim Njoya figure parmi les grandes figures intellectuelles de l’Afrique précoloniale. Pas par hasard.

Alain-Claude Ndom

Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

📰 Voir tous ses articles →

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway