Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Huntingdon, le plus grand champ de bataille électoral de la Montérégie

56 minute_ago 12

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

À Saint-Blaise-sur-Richelieu, une citoyenne semble surprise de voir des affiches électorales de la circonscription de Huntingdon dans son village. « En tout cas, c'est un peu plate, Huntingdon, je ne m'identifie pas bien bien à eux autres. On est comme plus Saint-Jean, là... »

Sa municipalité a en effet été greffée cette année à la circonscription de 2200 kilomètres carrés, qui s'étend jusqu'à l'Ontario et à la frontière américaine, pour tenir compte de la population croissante de Saint-Jean-sur-Richelieu, la ville voisine.

Le maire de Saint-Blaise-sur-Richelieu, Bruno Paquette, aurait aussi préféré demeurer dans la circonscription de Saint-Jean, entre autres pour des raisons financières.

C'est une grosse différence. Le député a un budget discrétionnaire qu'avant, il séparait entre Saint-Jean et Saint-Blaise. Là, on est 29 municipalités dans le comté, ça fait que c'est plus difficile d'avoir des montants intéressants en budget discrétionnaire ou à certains niveaux, explique-t-il.

Bruno Paquette dans un champ.

Le maire de Saint-Blaise-sur-Richelieu, Bruno Paquette

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Le maire nous donne rendez-vous à l'orée d'un champ de soya, où il aide son employeur à aménager un immense silo à grains. Il en profite pour réclamer du prochain gouvernement un allègement des procédures administratives.

Les agriculteurs trouvent que la paperasse est très lourde, puis s'alourdit d'année en année, dit-il. C'est quelque chose [dont] j'ai déjà parlé avec les trois candidats que j'ai rencontrés [du Parti libéral du Québec (PLQ), de la Coalition avenir Québec (CAQ) et du Parti conservateur du Québec (PCQ)] pour trouver une façon de diminuer cette lourdeur administrative là.

Il enchaîne au sujet de la place prépondérante que devrait occuper la région dans les priorités du gouvernement.

Le comté de Huntingdon, ça se trouve à être les jardins du Québec. Il y a beaucoup de producteurs maraîchers, puis il faudrait qu'on soit considérés différemment, que ces lieux-là soient comme priorisés par les gouvernements.

ll faudrait qu'ils réalisent que l'agriculture, on en a besoin au Québec. Il faudrait qu'ils pensent un peu plus à nous pour les subventions ou des choses comme ça.

Candidat et agriculteur

Le candidat de la CAQ, Stéphane Bisaillon, connaît bien l'agriculture. L'homme de 61 ans représente la cinquième génération de la famille qui cultive une terre à Saint-Jacques-le-Mineur. Il a franchi plusieurs paliers de l'Union des producteurs agricoles (UPA) pour devenir, en décembre dernier, premier vice-président pour la Fédération de la Montérégie.

Ça fait 25 ans que je défends les producteurs, raconte-t-il, attablé dans un restaurant du rang Saint-André, à Napierville. Il veut faire en sorte que les futurs projets de loi tiennent compte du milieu agricole, s'il est élu.

Ma famille va être plus grande, puis je vais porter cette voix-là à Québec. Ça va être mon combat de la ruralité. Je veux que la parole agricole soit entendue à Québec.

Stéphane Bisaillon devant des tracteurs.

Le candidat caquiste dans Huntingdon, Stéphane Bisaillon

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Stéphane Bisaillon souhaite devenir le troisième député de la CAQ en moins de 10 ans à représenter Huntingdon à l'Assemblée nationale. Claire Isabelle, élue en 2018, et Carole Mallette, élue en 2022, n'ont pas sollicité un deuxième mandat.

Au-delà de l'agriculture, le candidat caquiste souhaite que le prochain gouvernement tienne compte de l'étendue de la circonscription dans ses investissements en infrastructures. Un investissement routier de milliers de dollars dans un immense territoire n'a pas le même impact qu'en zone urbaine, fait-il valoir.

Il faut que les programmes à Québec soient modulés selon la réalité de la ruralité. Il faut avoir cette équité-là.

La lutte s'annonce cependant difficile pour conserver la circonscription. Les sondages placent la CAQ, le Parti québécois (PQ) et le PLQ pratiquement au coude à coude. Suivent, un peu plus loin derrière, le PCQ et Québec solidaire (QS).

Si je m'en vais dans l'est de la circonscription, observe le candidat caquiste, mon principal adversaire, c'est le Parti québécois. Puis plus tu t'en vas vers l'ouest, là, c'est le Parti libéral, les comtés plus anglophones. Je ne vois pas qu'on est à égalité. C'est moi qui ai deux combats en même temps, avec l'ouest et l'est du comté, avec deux défis différents.

Ancré politiquement dans la région

On a de grands défis dans la région, souligne le candidat libéral Connor Stacey. Ça prendrait un leadership, un député capable de faire avancer des dossiers pour avoir des résultats concrets.

Le candidat en visite dans un verger.

Connor Stacey, candidat libéral dans Huntingdon

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

L'aspirant député de 37 ans est chaleureusement accueilli en faisant le tour des tables du verger Blair à Franklin, tout près de la frontière américaine.

Connor Stacey connaît bien la politique : avant de se lancer en campagne, il était chef de cabinet de la députée libérale fédérale de Châteauguay–Les-Jardins-de-Napierville, Nathalie Provost. Il était auparavant adjoint parlementaire de l'ex-député libéral de Huntingdon, Stéphane Billette, au pouvoir de 2008 à 2018.

M. Stacey veut améliorer l'accès aux services de santé. On est une région rurale et on voit de plus en plus de services dirigés vers les grands centres. Il plaide aussi pour de meilleurs investissements en éducation et en infrastructures municipales pour soutenir la croissance de la population.

Aider le monde agricole est l'une de ses quatre priorités. On veut mettre davantage les produits locaux en valeur. On veut créer des partenariats régionaux pour s'assurer que nos producteurs soient capables de vendre à des institutions publiques.

En 2026, on sert encore des carottes qui viennent de Chine dans nos CHSLD, alors qu'ici, on est connus comme le jardin du Québec.

Durant sa visite au verger, la mairesse de Godmanchester, Judith Fouquet, interpelle le candidat libéral au sujet de la nouvelle loi 96 qui l'empêche de communiquer par écrit à la population, pourtant en grande partie anglophone.

On n'a pas le statut bilingue, on est une municipalité 42 % anglophone, et on n'a pas le droit de communiquer de façon bilingue à nos citoyens. Elle souhaite obtenir une certaine souplesse, comme récemment pour les informations de rappel d'Élections Québec sur le vote.

Je crois énormément à la protection du français, confie en entrevue Connor Stacey. C'est important, mais les anglophones deviennent des citoyens de seconde classe. Depuis quelques années, petit peu à petit peu, on a un gouvernement de la CAQ qui essaie d'enlever certains droits de la communauté anglophone.

Connor Stacey précise avoir lui-même grandi en anglais dans la région, mais être marié à une francophone et élever ses enfants en français.

Enseignant et candidat

Je suis un héritier de René Lévesque, mentionne le candidat du Parti québécois, Frédéric Laplante. Donc, c'est sûr qu'on défend la langue française, on défend notre nation francophone, et ce, en protégeant notre minorité anglophone.

En entrevue téléphonique, le candidat de 30 ans reconnaît que le dossier est délicat. La protection du français, donc les enjeux linguistiques, je sais que ça peut être parfois polarisant, donc j'entends ce que les citoyens disent et moi, je vais porter la voix de tous les électeurs à l'Assemblée nationale.

Parfois, ajoute-t-il, ce n'est pas facile de trouver un juste milieu entre la majorité francophone et la minorité anglophone, mais je suis là pour écouter, puis je suis là pour redresser la situation si nécessaire.

Affiches de trois candidats de Huntingdon sur une route de Montérégie.

Des affiches électorales dans la circonscription de Huntingdon, en Montérégie

Photo : Radio-Canada / Benoît Chapdelaine

Frédéric Laplante poursuit son travail d'enseignant en français dans une école secondaire de Saint-Constant durant la campagne électorale, ce qui lui donne moins de temps que ses adversaires caquiste et libéral pour se faire connaître sur le terrain et rencontrer des maires et mairesses.

J'attends un enfant dans deux mois, dit-il, et avec ma conjointe, on n'a pas la santé financière nécessaire qui nous permettrait de prendre un congé sans solde. Donc là, je fais campagne autant que je le peux tout en travaillant à temps plein.

Ancien étudiant athlète, M. Laplante est membre du Parti québécois depuis 2023. Je n'aimais pas la trajectoire que prenait notre société sous la CAQ et François Legault. C'est là que j'ai décidé de prendre ma carte de membre au Parti québécois.

J'ai assisté à des congrès, des conseils nationaux, des camps de formation. C'était très, très inspirant et j'ai réalisé que que la population avait besoin de changement. Je veux être la voix de la jeunesse à l'Assemblée nationale, je veux être un vecteur de changement positif pour la société.

Frédéric Laplante souhaite améliorer l'offre de logements pour les familles à faible revenu s'il est élu le 5 octobre. On a des enjeux liés à la densification urbaine. On a des villes comme Huntingdon en pleine expansion, mais il faut un plan. Est-ce que les rues, est-ce que les services, vont venir avec?

L'ex-joueur de football des Stingers de l'Université Concordia cite plusieurs autres dossiers auxquels il compte se consacrer, s'il est élu député. Il y a aussi des enjeux liés aux éoliennes dans notre coin de pays. Et bien sûr, il faut apporter une grande aide financière aux agriculteurs. Et pour finir, je vais conclure avec la qualité de vie des gens. Il faut prendre soin de notre réseau de CPE, moderniser nos CLSC et, bien sûr, s'assurer que nos établissements scolaires soient rénovés.

Le PQ n'a jamais fait élire de député dans Huntingdon, contrairement à la CAQ, au PLQ et à la défunte Action démocratique du Québec (ADQ).

Le PCQ compte sur son ancienne présidente, Chantal Dauphinais, pour ravir la circonscription. Le grand nombre d'affiches électorales conservatrices témoigne des efforts déployés par la consultante en marketing numérique pour se faire connaître et obtenir des votes dans la circonscription.

Quant à QS, il présente la jeune militante Valérie Dubois, qui a grandi dans la région.

Le Parti canadien du Québec présente dans Huntingdon l'un de ses 29 candidats, Dale Langille, originaire d'Hemmingford.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway