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La préfecture du Rhône a noté une augmentation des attaques sur les troupeaux dans le sud du département du Rhône depuis quelques mois, mais n’envisage pas de tirs de prélèvement.
Passer la publicité Passer la publicitéLe loup est de retour dans le département du Rhône. La préfecture a observé une augmentation des attaques sur les troupeaux, notamment de brebis ces derniers mois. Les élevages touchés se situent principalement dans le massif du Pilat, au sud du département. La présence du loup était attestée dans cette moyenne montagne à cheval sur plusieurs départements, mais pas dans celui du Rhône. Au total, neuf constats ont été réalisés dans le département. Pour sept d’entre eux, «aucun indice ne permet d’écarter la responsabilité du loup sans pour autant la garantir», précise la préfecture.
«Parallèlement à ces attaques, des vidéos et des photographies de loups, sur les communes des Haies et de Loire-sur-Rhône, ont été transmises, pour la première fois, début mars, par la fédération départementale des chasseurs du Rhône à l’Office Français de la Biodiversité (OFB) », soulignent les services de l’État. Des éléments matériels qui viennent corroborer des indices de présence relevés depuis l’été par le réseau des correspondants bénévoles loup-lynx.
«Une peur qui s’installe»
De leur côté, les éleveurs ont tiré la sonnette d’alarme à la suite d’une attaque sur un élevage de la commune des Haies la semaine dernière. «Vendredi à seulement 20 kilomètres de Lyon, huit brebis ont été égorgées en seulement une attaque», a lancé Luc Pierron, secrétaire général de la section départementale de la FNSEA en ouverture du congrès national de cette fédération jeudi, évoquant «une peur qui s’installe». L’État a rappelé l’accompagnement des éleveurs en matière d’indemnisation des pertes, mais aussi de financement des clôtures et chiens de protection.
Dans un département peu habitué à la présence du loup ces dernières années, les éleveurs demandent plus. «Oui aux tirs de défense lorsqu’ils sont nécessaires, encadrés et réactifs. Oui à des procédures simplifiées pour que les éleveurs puissent agir rapidement face au danger. Oui à un accompagnement renforcé technique, humain et financier», a ainsi égrené Luc Pierron jeudi. Pour l’instant, la préfecture du Rhône exclu tout tir de prélèvement, a indiqué l’entourage de la préfète au Figaro.
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L’heure est à l’identification des loups présents dans le département. Les services départementaux de l’OFB du Rhône et de la Loire réalisent depuis la mi-mars des prospections de terrain pour collecter des traces ADN de loups et «surveiller leur évolution», indique la préfecture du Rhône, par ailleurs en charge du plan Loup au niveau national. À ce stade on ne sait pas s’il s’agit «d’un individu, mâle ou femelle ou d’une jeune meute», précisent encore les services de l’état, qui vont recevoir l’aide du réseau loup-lynx pour ces prospections.


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