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Comme à leur habitude, l'ESA et la Nasa partagent périodiquement des images prises avec le télescope Hubble, nous rappelant que le vénérable instrument de la noosphère qui constitue l'un de ses yeux en orbite non seulement est toujours opérationnel, mais qu'il laisse de toute façon un héritage incontournable en ce qui concerne le royaume de nébuleuse de l'astronome dont il porte, en hommage, le nom.
Hubble permettait de faire des zooms profonds sur la voûte céleste. Le télescope Euclid peut lui aussi sonder des strates de lumière anciennes, mais il est davantage conçu pour observer une large portion de cette même voûte céleste. Ainsi, les deux machines sont complémentaires, le télescope Hubble pouvant donner livrer une image agrandie d'une portion d'une image prise par Euclid.
Cette vidéo emmène le spectateur dans un voyage spatial à la découverte de l'un des vestiges les plus fascinants d'une étoile mourante : la nébuleuse de l'Œil de Chat, également connue sous le nom de NGC 6543. Cette nébuleuse planétaire extraordinaire se situe dans la constellation du Dragon et captive les astronomes depuis des décennies par sa structure complexe et multicouche. © ESA-Hubble & Nasa, ESA Euclid-Euclid Consortium, Nasa/Q1-2025, J.-C. Cuillandre & E. Bertin (CEA Paris-Saclay), Z. Tsvetanov, G. Anselmi, E. Slawik, N. Risinger, N. Bartmann (ESA-Hubble), M. Zamani (ESA-Hubble)
Sur les images larges d'Euclid, en proche infrarouge et en lumière visible, les arcs et les filaments de la région centrale brillante de la nébuleuse se situent au sein d'un halo de fragments de gaz colorés s'éloignant de l'étoile. Cet anneau a été éjecté de l'étoile à un stade antérieur, avant même la formation de la nébuleuse principale en son centre. La nébuleuse entière se détache sur un fond foisonnant de galaxies lointaines, démontrant ainsi comment la beauté astrophysique locale et les confins du cosmos peuvent être observés simultanément depuis Euclid. © ESA, Nasa
Une étoile à l'agonie !
Au sein de la vaste vue de la nébuleuse et de son environnement fournie par Euclid et visible à gauche, Hubble capture le cœur même du gaz en mouvement grâce à des images en lumière visible à haute résolution, révélant des détails supplémentaires au centre de l'image. Les données dévoilent une tapisserie de coquilles concentriques, de jets de gaz à grande vitesse et de nœuds denses sculptés par des interactions de chocs, des structures d'une complexité presque surréaliste. On pense que ces structures enregistrent les pertes de masse épisodiques de l'étoile mourante au centre de la nébuleuse, créant une sorte de « fossile » cosmique de ses dernières étapes d'évolution. L'association des observations précises de Hubble et du champ profond d'Euclid met en lumière la structure exquise de la nébuleuse et la situe dans le contexte plus vaste de l'Univers exploré par ces deux télescopes spatiaux. Ensemble, ces missions offrent une vision riche et complémentaire de NGC 6543, révélant l'interaction subtile entre les processus de fin de vie des étoiles et l'immensité du cosmos. © ESA, Nasa
C'est précisément ce que l'on voit sur des derniers communiqués de l'ESA et de la Nasa, qui nous montrent de quoi les deux télescopes sont capables en ce qui concerne la célèbre nébuleuse de l'Œil de Chat, également connue sous le nom de NGC 6543. Située dans la constellation du Dragon à une distance de 4 400 années-lumière selon les données astrométriques de la mission Gaia de l'ESA, il s'agit d'une nébuleuse planétaire, dont la noosphère a découvert l'existence grâce à l'astronome germano-britannique William Herschel, en 1786.
Cette vidéo présente la cible de l'image du mois de février 2026 de l'ESA-Hubble, qui est l'un des vestiges visuellement complexes d'une étoile mourante : la nébuleuse de l'Œil de Chat, également connue sous le nom de NGC 6543. © ESA
Il ne pouvait pas deviner sa nature à l'époque, mais dès 1864, l'essor de l'astrophysique avait permis la détection du spectre lumineux de sa lumière, révélant des raies d'émission de molécules dans un milieu gazeux, de sorte que l'astre qui apparaissait comme une planète, vue floue parce que trop éloignée (à l'exemple à l'époque de Uranus), n'en était pas une.
Il faudra attendre le XXe siècle pour que les astrophysiciens comprennent qu'ils étaient, comme dans le cas de centaines d'autres nébuleuses planétaires de la Voie lactée, en présence d'une coquille de gaz en expansion éjectée par une étoile en fin de vie, en transition de l'état de géante rouge à l'état de naine blanche.


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