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Une inhalothérapeute de Sept-Îles a été radiée pour un mois, parce qu’elle a voulu participer au transfert d’un bébé de huit jours en étant sous l’effet d’alcool et de somnifère.
Les faits remontent au 17 novembre 2024. Karine Pelletier était à l’emploi du Centre intégré de santé et de services sociaux de la Côte-Nord, à l’Hôpital de Sept-Îles.
Cette nuit-là, elle n’était ni prévue à l’horaire ni de garde. Le transfert d’un bébé de huit jours sous oxygène vers le CHUL de Québec a dû s’organiser. Vers 2 h du matin, l’inhalothérapeute a été sollicitée et a accepté de faire du temps supplémentaire pour participer.
Or, plus tôt dans la soirée, Karine Pelletier avait consommé environ deux verres de vin et demi. Pour se coucher, elle avait pris du zopiclone, un médicament somnifère qui lui était prescrit.
« Elle s’est présentée au travail sans avoir adéquatement pris en considération les effets combinés de l’alcool et de cette médication », souligne-t-on dans la décision du Conseil de discipline de l’Ordre professionnel des inhalothérapeutes du Québec.
À son arrivée à la pédiatrie de l’hôpital, vers 2 h 30, des membres du personnel ont constaté qu’elle « dégageait une odeur d’alcool, qu’elle avait une démarche instable, une perte d’équilibre, des gestes et un discours ralentis, des difficultés à parler et une attention diminuée ».
En prenant part à la préparation de l’enfant pour le transport, l’inhalothérapeute a éprouvé des difficultés à faire certaines tâches.
« En s’accroupissant afin d’effectuer une manœuvre avec la bonbonne d’oxygène, elle a perdu l’équilibre et est tombée au sol », rapporte-t-on dans les faits admis au dossier.
La coordonnatrice a demandé qu’une autre inhalothérapeute effectue le transfert.
Aucune plainte
Au moment de rendre sa décision, le 29 septembre 2026, l’Ordre a tenu en compte plusieurs éléments, dont le fait qu’aucune plainte des parents n’avait été portée. On souligne aussi qu’elle « n’a donné aucun soin à l’enfant et n’a pas participé au transport vers l’aéroport ».
À cela s’ajoute le fait que les événements se sont déroulés en présence de membres de la famille et de plusieurs professionnels.
Karine Pelletier a reconnu qu’elle n’aurait pas dû se présenter au travail dans ces circonstances. Elle s’est engagée par écrit à ne plus agir de la sorte et elle n’avait aucun antécédent disciplinaire.
Emy-Jane Déry
Directrice de l’information, journaliste et chroniqueuse, Emy-Jane Déry est issue du monde de la radio, où elle a amorcé sa carrière. Elle y a développé... Lire la suite


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