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Un vent de changement s’opère avec la relève néo-écossaise. À l’école secondaire Citadel High à Halifax, les élèves ont prouvé que sport et inclusion peuvent faire bon ménage lors de leur troisième match annuel de la Fierté.
Historiquement, les arénas de hockey n'ont jamais été réputés pour être des terrains particulièrement accueillants pour la communauté LGBTQ+.
Cette culture, récemment exposée dans la populaire série Rivalité passionnée (Heated Rivalry) sur Crave, témoigne de la difficulté pour les athlètes de dévoiler leur homosexualité dans ce sport.
On l'a vu aussi en 2023, lorsque la LNH a interdit le port d'uniformes spéciaux — dont les chandails arc-en-ciel — durant les échauffements, faute de consensus parmi les joueurs.

La série «Heated Rivalry», alliant romance et sport, est basée sur les livres de Rachel Reid, d'Halifax.
Photo : Bell Media
Pourtant, un changement de culture se manifeste à l'école secondaire Citadel High.
Contre toute attente, une collaboration est née entre deux groupes scolaires : l'Alliance de la diversité sexuelle et de genre et l'équipe de hockey de Citadel High.
Propos homophobes sur la glace
Les matchs de hockey de la Fierté sont nés à la suite d'un incident survenu il y a quatre ans, lorsqu'un joueur a tenu des propos homophobes sur la glace lors d'un match du Phoenix de Citadel High.
Selon Alistar Syms, élève de 12e année, l'arbitre témoin de la scène n'a pas géré la situation de manière adéquate.
L'arbitre a très mal réagi. Il a entendu le commentaire et a dit : "Ça ne me dérange pas que tu utilises ce langage devant moi, mais fais attention devant qui tu le dis, parce que d'autres arbitres ne laisseront pas ça passer", se souvient Alistar Syms.

Des membres de l’Alliance de la diversité sexuelle et de genre disent que le rapprochement avec l’équipe de hockey de leur école, Citadel High, était inattendu et qu’il a fait une grande différence dans leur vie.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Insatisfaits de la façon dont l’incident a été géré, des membres de l'équipe ont approché Sport Nouvelle-Écosse et les arbitres, pour expliquer comment ils souhaitaient que l'homophobie et l'intolérance soient éradiquées sur la glace.
Les joueurs ont voulu aller plus loin. C’est là que le match de la Fierté est né.

Pour Callum Walsh, hockeyeur et élève de 12e année, le but du match de la Fierté, c'est de montrer que ces deux mondes peuvent coexister.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
Lors de cette troisième édition de cette soirée de la fierté, samedi, les joueurs ont affiché leurs couleurs : du ruban arc-en-ciel sur les bâtons et les jambières aux logos de la fierté sur les chandails, que tous les joueurs ont porté sans exception, incluant même la mascotte de l'équipe.
Pour l’élève de 12e année et joueur du Phoenix de Citadel High, Callum Walsh, l'événement envoie un message important.
Le but, c'est de montrer que ces deux mondes peuvent coexister.
Historiquement, il n'y a jamais eu de match de la Fierté au niveau secondaire, ici (autre que les nôtres). On veut être les premiers à dire : on vous soutient, on vous aime et vous êtes inclus, dit Callum Walsh.
Un véritable changement
Pour Zach Munro, joueur du Phoenix, cette collaboration a eu un véritable effet sur les mentalités.
L'objectif, selon lui, est d’une part de permettre aux spectateurs d'assister à un match sans crainte d'être intimidés et, d’autre part, d'encourager d'autres jeunes à sauter sur la glace.
L'évolution se ressent jusque dans les vestiaires, où l'ambiance a radicalement changé en l'espace de trois ans.
Avant, ce n'était pas aussi amical. Maintenant, on fait très attention, explique Zach Munro.

Zach Munro, joueur du Phoenix de l'école Citadel High, affirme avoir vu un grand changement de culture ces trois dernières années.
Photo : Radio-Canada / Stéphanie Blanchet
L'équipe a même instauré une politique de tolérance zéro : quiconque tient des propos négatifs sur la communauté LGBTQ+ se voit imposer une conséquence, comme faire une cinquantaine de push-ups devant tout le groupe.
On ne laisse rien passer, assure le joueur.
Au-delà du match, les membres de l'Alliance et les joueurs de hockey collaborent désormais régulièrement et partagent même des repas, un rapprochement essentiel aux yeux de Paige Nelson, vice-présidente du groupe.
C'est beaucoup de joie pour moi parce que je n'avais pas ça quand j'étais petite. Et maintenant, il y a peut-être des petits enfants qui voient ça, confie-t-elle.
En travaillant de pair, les élèves espèrent transformer la culture du hockey, un match à la fois.
Avec des renseignements de CBC


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