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Politique 29/12/2025 06:00 Actualisé le 29/12/2025 07:03
L’année 2025 est bientôt finie, et pour certains politiques, il était vraiment temps que ça se termine.
Qui dit fin d’année, dit bilan. Et pour certains, il est loin d’être reluisant. Condamnations judiciaires, coups d’éclat, cascades et chute politique… Plusieurs politiques ont vu leur avenir bouleversé par l’année passée, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.
On commence par Edouard Philippe, le favori de la course à l’Élysée, le candidat quasi naturel du centre droit, qui a décidé de tout envoyer valser… Emmanuel Macron compris. Au micro de RTL, le 7 octobre dernier, il demande une élection présidentielle anticipée et lâche une petite bombe qui a l’effet d’une grosse trahison. Et au cas où on n’aurait pas bien compris, le 16 octobre il assure aux téléspectateurs de France 2 : « J’ai beaucoup de respect pour le président de la République mais je ne lui dois rien »
Alors, quand, en plus, il demande à ses députés de s’abstenir sur le vote du budget de la Sécu, c’est le pompon. Bref, la rupture avec les macronistes est consommée, et pour l’instant, il n’a rien à y gagner. Et son décrochage continu dans les sondages en est la preuve.
Philippe et Retailleau sont dans un bateau…
Dans le même bateau qui coule on retrouve… Bruno Retailleau. L’étoile montante de la droite dure aurait peut-être dû réfléchir à deux fois avant de sortir la dynamite. Parce que l’année avait pourtant bien commencé : indéboulonnable ministre de l’Intérieur, élu président des Républicains face à Laurent Wauquiez, un vrai potentiel présidentiable, des sondages toujours plus haut… Tous les ingrédients de la victoire.
Et puis il y a ce tweet, le soir de la composition du gouvernement Lecornu I : « La composition du Gouvernement ne reflète pas la rupture promise. Devant la situation politique créée par cette annonce, je convoque demain matin le comité stratégique des Républicains. » Finie la Place Beauvau, fini Les Républicains au gouvernement (enfin officiellement), aux oubliettes la voix qui porte, et les sondages qui s’envolent. Tout ça parce qu’il ne voulait pas du retour de Bruno Le Maire…
Résultat : il se retrouve seul au Sénat, a laissé son rival Laurent Wauquiez reprendre de l’air et peut constater son parti se déchirer sur la primaire. Bien joué.
L’année des condamnés
Qu’il se rassure, Marine Le Pen a vécu bien pire année. Reconnue coupable en première instance de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen, elle a été condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec « exécution provisoire ». Difficile de passer le reste de l’année à parler d’autre chose… et à préparer 2027, quand son avenir politique est suspendu à une décision de justice tandis que son dauphin, Jordan Bardella, commence gentiment à lui piquer sa place. Son procès en appel se tiendra à partir du 13 janvier 2026.
Autre année judiciaire compliquée, celle de Nicolas Sarkozy. L’ancien président de la République n’avait pas prévu d’en passer une partie derrière les barreaux. Condamné à de la prison ferme dans l’affaire libyenne, Nicolas Sarkozy y a passé trois semaines. Et on peut dire qu’elles résument largement son année, puisqu’il en a fait un livre. On ne va pas se mentir, pour lui, 2025 ne se finit quand même pas trop mal avec un carton en librairie.
Anne Hidalgo au bout du rouleau
2025 n’a pas non plus été un bon cru pour Anne Hidalgo. Arrivée à la fin de son mandat, la maire de Paris qui ne souhaite pas se représenter n’a d’abord pas réussi à imposer son chouchou Rémi Féraud pour lui succéder. Et en plus, c’est Emmanuel Grégoire, son ex 1er adjoint qu’elle déteste, qui a finalement remporté la primaire socialiste.
Elle a aussi créé la polémique avec ses notes de frais dévoilées par une association : pas moins de 84 200 euros entre 2020 et 2024 pour des robes Dior et des voyages à Tokyo par exemple. Une histoire qui intéresse le parquet national financier, mais pour Anne Hidalgo : circulez, il n’y a rien à voir. Et comme si l’année n’était pas déjà assez compliquée, la maire de Paris a été recalée à l’ONU pour le poste de haut commissaire aux réfugiés où elle se voyait bien poursuivre sa carrière.
Mais s’il y en a un à la place de qui personne n’avait envie d’être en 2025, c’est bien François Bayrou. Fraîchement arrivé à Matignon, le maire de Pau a enchaîné les obstacles, à commencer par l’affaire Bétharram qui pèse sur lui tout au long de son mandat, la difficile construction du budget, l’échec du conclave sur les retraites… le tout sur fond d’impopularité record et de défiance des Français. Avec en bouquet final, sa chute le 8 septembre 2025, et son retour forcé à Pau.


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