Les deux mis en cause, âgés respectivement de 34 ans et 66 ans, et interpellés mardi pour le premier, jeudi pour le second.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 18:50 | mis à jour aujourd'hui à 19:23 - Temps de lecture :

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Une information judiciaire a été ouverte notamment pour « tentative d'homicide » sur policier et « destruction » de la mairie de Limoges (Haute-Vienne), incendiée pendant la mobilisation du 17 octobre, a annoncé ce vendredi le parquet, qui a requis le placement en détention des deux suspects interpellés cette semaine.

Les deux mis en cause, âgés respectivement de 34 ans et 66 ans et interpellés mardi pour le premier, jeudi pour le second, devaient être présentés au magistrat instructeur ce vendredi en fin de journée. La cité judiciaire de Limoges a été fermée au public pour raisons de sécurité, a fait savoir le tribunal.

Le plateau des Millevaches visé

Le premier, un trentenaire originaire de la Creuse décrit par ses proches comme intérimaire dans le bâtiment et défenseur de l'environnement, avait été interpellé mardi matin à Bussière-Boffy, sur la commune de Val d'Issoire (Haute-Vienne), avec l'appui de l'antenne bordelaise du Raid. Il est fiché S pour son appartenance présumée à l'ultragauche radicale et connu pour des violences sur un policier lors d'une manifestation passée dans la Creuse, selon les autorités.

Le parquet l'a présenté comme « l'un des suspects » soupçonnés d'avoir pris part samedi à l'incendie volontaire de l'hôtel de ville de Limoges, bâtiment classé inauguré en 1883, en grande partie détruit par les flammes lors des violents heurts ayant accompagné la mobilisation nationale contre la « vie chère ».

Le second suspect, âgé de 66 ans et arrêté jeudi à Gentioux-Pigerolles (Creuse), est également suspecté d'avoir participé à la destruction de la mairie.

Mardi, après l'interpellation du premier suspect, le maire de Limoges Guillaume Guérin (LR) en avait fait le probable « cerveau » de l'opération, tout en accusant « l'ultragauche, celle qui vit pour partie repliée sur le plateau des Millevaches », des terres rurales d'environ 10 000 habitants entre Corrèze, Creuse et Haute-Vienne. Ce plateau a attiré de longue date une population alternative, dont la réputation radicale nourrit méfiances et tensions.

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