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Le juge de Boston, Richard Stearns, a estimé que le gouvernement n’était pas parvenu à prouver que Harvard avait violé une disposition de la loi sur les droits civiques qui interdit la discrimination fondée sur la race, la nationalité et d’autres critères.
Un juge fédéral américain a rejeté jeudi 13 août une plainte de l’administration Trump contre l’université Harvard, accusée d’avoir toléré des comportements antisémites lors de manifestations propalestiniennes sur son campus après le 7 octobre 2023.
Le juge de Boston, Richard Stearns, a estimé que le gouvernement n’était pas parvenu à prouver que Harvard avait violé une disposition de la loi sur les droits civiques qui interdit la discrimination fondée sur la race, la nationalité et d’autres critères.
Depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a lancé une offensive contre les grandes universités américaines, qu’il accuse de laisser le champ libre aux mouvements de soutien aux Palestiniens face à l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, qu’il assimile à des manifestations antisémites.
Plus généralement, il reproche à ces universités d’être des foyers de contestation progressiste.
« Harvard a laissé perdurer un campement anti-israélien »
Dans sa plainte déposée en mars, l’administration Trump reprochait à Harvard d’avoir laissé se développer sur son campus « un climat propice aux comportements antisémites et anti-israéliens » ; accusation rejetée par l’université qui dénonçait une action de « représailles » à son encontre.
« Les enseignants et la direction de Harvard ont fermé les yeux sur l’antisémitisme et la discrimination envers les juifs et les Israéliens », affirmait le ministère de la justice américain, ajoutant : « Harvard a laissé des manifestants anti-Israël occuper ses bibliothèques. Harvard a laissé perdurer un campement anti-israélien pendant vingt jours en violation de la politique de l’université ».
Accédant à la demande de Harvard de rejeter cette action en justice, le juge a estimé que les incidents invoqués par l’administration Trump étaient « trop isolés et sporadiques » pour prouver une violation de la loi sur les droits civiques.
L’administration Trump a parallèlement entrepris de geler des milliards de dollars de financements destinés à la plus ancienne université des Etats-Unis, toujours en l’accusant de tolérer l’antisémitisme et de favoriser des positions libérales. En septembre dernier, un juge fédéral avait annulé cette mesure et ordonné la restitution des fonds.
Le Monde avec AFP


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