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Stéphanie Rist a commenté ce vendredi les résultats d’un séquençage très attendu par les autorités sanitaires.
La ministre de la Santé a communiqué de nouvelles informations concernant la passagère française testée positive à l’hantavirus. La souche détectée chez elle ne comprend « aucun élément (qui) laisse penser à l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible ou plus dangereux », a annoncé ce vendredi 15 mai Stéphanie Rist.
« L’Institut Pasteur a réalisé le séquençage complet » de cette souche Andes détectée chez une passagère française du MV Hondius, actuellement dans un état grave après une infection à la souche « Andes » de l’hantavirus, a-t-elle précisé sur X.
Les résultats de ce séquençage étaient très attendus par les autorités sanitaires pour déterminer s’il s’agissait d’une nouvelle version, potentiellement plus dangereuse, de ce virus, transmis à l’homme par des rongeurs et essentiellement présent en Amérique latine.
À l’issue de cet examen, « aucun élément ne suggère à ce stade l’émergence d’un variant particulier présentant des caractéristiques nouvelles », conclut l’Institut Pasteur dans un communiqué séparé.
Le séquençage, une opération qui vise à dresser un portrait génétique intégral du virus, a montré que celui de la patiente française était très proche de ceux détectés et déjà séquencés chez les autres passagers infectés. Surtout, « ces séquences sont très proches des souches du virus (...) connues circulant dans le sud de l’Amérique latine », précise l’Institut.
Seulement 3 % de variations
Cela laisse donc penser que le virus ayant circulé sur le MV Hondius n’était pas fondamentalement différent de ceux déjà bien connus par les scientifiques. Il n’y a donc pas lieu de penser, à ce stade, qu’il soit plus contagieux ou mortel.
Selon l’Institut, le virus de la patiente française est semblable à 97 % à ceux des autres passagers, comme à certaines souches en Amérique latine.
« Les 3 % de variations correspondent au bruit des variations naturelles du virus qui circule depuis longtemps, et celles-ci ne semblent pas avoir d’impact sur les caractéristiques de la souche détectée parmi les voyageurs du bateau », a précisé l’infectiologue Jean-Claude Manuguerra, cité par l’Institut Pasteur dans son communiqué.
L’épidémie d’hantavirus, qui une fois transmis par l’animal peut passer d’un humain à l’autre, s’est déclarée en avril à bord du MV Hondius. Une dizaine de cas sont recensés, dont trois décès certainement ou probablement liés au virus.
En France, une vingtaine de cas contacts sont actuellement contraints à l’hospitalisation. Aucun n’a, pour l’heure, présenté de symptôme. Des chercheurs avaient déjà souligné à l’AFP qu’une mutation significative de l’hantavirus était peu probable, ce virus étant notamment bien plus stable que ceux du Covid 19 ou de la grippe.


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