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Plus d’un demi-million d’entre eux a fait une demande d’aide sur la plateforme l’an dernier. Celles pour des cas d’hameçonnage ont augmenté de 71%.
Passer la publicité Passer la publicitéLe 17Cyber n’est pas encore le réflexe premier qu’il ambitionne de devenir, mais de plus en plus de Français se tournent déjà vers cette plateforme pour demander de l’assistance suite à un acte cybermalveillant. L’an dernier, les demandes d’assistance pour des cas d’hameçonnage ont augmenté de 71% en 2025 sur la plateforme, d’après le bilan publié par l’organisme public Cybermalveillance.gouv.fr jeudi.
Ces pratiques, qui consistent le plus souvent à tenter d’inciter une personne à cliquer sur un lien afin de lui soutirer des informations en ligne, se sont perfectionnées depuis plusieurs années. Elles représentent près d’un tiers des motifs de sollicitation des particuliers.
«2026 augure encore de fortes vagues d’hameçonnage»
Au total, l’an dernier, plus de 504.000 demandes d’assistance ont été faites sur à la plateforme, une augmentation de 20% sur un an. C’est presque deux fois plus qu’en 2023. Un chiffre qui reflète bien sûr une augmentation de la menace, estime Jérôme Notin, le directeur général du GIP ACYMA mais qui témoigne aussi de la notoriété grandissante de cette plateforme.
«Avec un marché qui s’est structuré et qui a gagné en sophistication et en maturité, la perspective de 2026 augure encore de fortes vagues d’hameçonnage de plus en plus personnalisées, de piratages de comptes et de violations de données qui vont nourrir des arnaques multiples et variées», prévient Jérôme Notin.
Frontière plus poreuse entre monde cyber et physique
Autre fait marquant en 2025: les démarches liées à des fuites de données ont plus que doublé (+107%) et les demandes liées à l’usurpation de numéros de téléphone - dont la part reste minime - ont quant à elle fortement grimpé (+517%). En février, le régulateur des télécommunications, l’Arcep, avait fait état d’un doublement du nombre de signalements liés à des usurpations de numéros de téléphone sur l’année.
Autre sujet de préoccupation qui émerge : la frontière de plus en plus poreuse entre monde cyber et monde physique. Par exemple, suite à l’attaque informatique en novembre dernier de la Fédération Française de Tir et le vol de données à caractère personnel de ses licenciés (nom, prénom, date et ville de naissance, adresse postale, numéro de téléphone et adresse mail), il a été observé une multiplication de cambriolages à des adresses correspondantes. Par ailleurs, des criminels ont tenté de se faire passer pour de faux policiers pour tenter de récupérer des armes. «Ce n’est pas massif, rassure Nicolas Eslous, directeur expertise cybersécurité de cybermalveillance.gouv.fr, mais on s’interroge sur cette sous-traitance criminelle qui commence à être plus régulière».
Dans sa nouvelle stratégie nationale de cybersécurité présentée en début d’année, l’État a prévu de pousser la création d’un portail national d’information contre les attaques en ligne, qui sera créé dans le prolongement de l’initiative du 17Cyber . Il sera lancé à horizon 2027 a indiqué jeudi la Ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Anne le Hénanff. «Il s’agit de mettre en cohérence différents acteurs existants, dont la visibilité est parfois insuffisante» reconnaît-on à Bercy.


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