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CONTRE-POINT - La position française sur le Venezuela laisse apparaître une tension entre attachement aux principes et approche plus pragmatique de la crise.
Le décalage est d’autant plus surprenant qu’il est inhabituel. Dans son tweet publié samedi en fin de journée, Emmanuel Macron commence par souligner que le peuple vénézuélien « ne peut que se réjouir » de s’être « débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro » avant de plaider pour une « transition pacifique, démocratique et respectueuse de la volonté » de ce peuple, laquelle s’incarne à ses yeux dans la figure d’Edmundo Gonzalez Rutila, « président élu en 2024 ». Pas un mot sur le principe et les modalités de l’intervention américaine.
Quelques heures plus tôt, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait aussi commencé par mettre en avant la « grave atteinte » portée par Maduro au « droit à l’autodétermination » de son peuple, mais les deux tiers de sa réaction dénonçaient une opération militaire qui « contrevient au principe de non-recours à la force, qui fonde le droit international ». Il y a là plus qu’une nuance de ton. Dans les mots…


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