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Premier podcast de France, Legend est un mastodonte qui pèse aujourd'hui quelque 70 millions d'euros. Une success-story qui a un petit accent belge puisque la société d'investissement FG Bros, pilotée par la fille d'Albert Frère et son conjoint Ian Gallienne, détient près d'un quart des parts de la plateforme.
Depuis quelques semaines, Legend navigue en eaux agitées. Dans le collimateur : son animateur Guillaume Pley. Fin juin, Le Monde a publié une enquête épinglant la complaisance des interviews menées par ce dernier, ainsi que ses méthodes managériales qualifiées de toxiques.
Une conversation en ligne qui interroge
La semaine dernière, ce sont Les Inrockuptibles qui ont dégainé une autre enquête mettant l'accent sur un sexisme et un racisme toléré dans l'entreprise, mais aussi sur des comportements ambigus de Guillaume Pley à l'époque où il était animateur sur NRJ, en France. "Certaines sources nous ont confié qu'à l'époque de l'émission Guillaume radio 2.0, Guillaume Pley fréquentait et appréciait la compagnie de jeunes filles, parfois mineures. Les Inrocks ont pu s'entretenir avec trois d'entre elles", pouvait-on lire sur le site du magazine français le 5 août dernier.
Cette semaine, Le Monde enfonce le clou avec un témoignage supplémentaire, à nouveau d'une femme étant mineure à l'époque des faits et désirant rester anonyme. Le quotidien a pu consulter une conversation en ligne entre celle-ci alors âgée de 14 ans et l'animateur. Ce dernier évoque un "plan à trois", la "première fois" de la jeune fille avec lui ou avec "Julien le stagiaire", un personnage incarné par un membre de son émission radio utilisé à l'insu de ce dernier, ou encore de la "pécho".
La jeune femme n'a jamais intenté de poursuites judiciaires liées à cette conversation.
Guillaume Pley attaqué de toutes parts : ce que l'on sait des accusations contre l'animateurContactée par Le Monde, l'équipe de Guillaume Pley a confirmé que la conversation est bien issue du compte Facebook personnel de l'animateur mais que celui-ci servait également à gérer les pages Facebook associées.
Pour Le Monde cependant, aucun indice ne vient indiqué que les messages en question ont pu être signés par une autre personne que l'animateur.
Vendredi, dans un message posté sur Instagram, Guillaume Pley a réagi aux accusations portées contre lui. "Je tiens à exprimer les plus vifs regrets sur la manière dont nous nous adressions et échangeons avec nos publics, parfois mineurs. Même si ces échanges avaient avant tout pour objet de les encourager à participer à notre émission et à relever les multiples défis que nous mettions en scène, ils étaient clairement inappropriés et manquaient de discernement. Je regrette profondément s'ils ont pu blesser ou mettre mal à l'aise."


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