NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Moins d’un Français sur deux approuve la fourniture d’armes à l’Ukraine. L’idée de revoir le soutien à Kiev commence à faire son chemin à droite et à l’extrême droite.
Luc Chaillot - Aujourd'hui à 09:00 - Temps de lecture :
Quatre ans et demi après le début de l’invasion à grande échelle par la Russie, l’opinion française continue de soutenir l’Ukraine mais beaucoup moins qu’avant. Les Français sont de plus en plus nombreux à exprimer leur lassitude face à cette guerre qui dure dans un contexte budgétaire très difficile pour la France. Pour la première fois, la part de ceux approuvant la fourniture d’armes à Kiev est passée sous la barre des 50 % au début de l’année, tandis que 39 % s’opposent aux livraisons de matériel militaire à l’Ukraine, selon un sondage Ifop réalisé les 18 et 19 février 2026 pour La Tribune dimanche. Les électeurs du Rassemblement national (RN) sont les plus réticents : 68 % se disent contre.
La question du soutien à l’Ukraine commence à faire débat à sept mois de l’élection présidentielle. Louis Aliot, vice-président du RN, a été le premier à mettre les pieds dans le plat en demandant de « couper le robinet » à Kiev pour se recentrer sur les besoins des Français. « Le système de santé, le système éducatif, l’ensemble de l’économie, tout le monde est à l’os, et on trouve de l’argent pour aller encore financer des armes. Il faut savoir arrêter une guerre », a lancé le maire de Perpignan (Pyrénées-Orientales). Édouard Philippe a réagi en accusant le RN de soutenir la Russie et Vladimir Poutine. « Couper le robinet à l’Ukraine, c’est servir la Russie. Affaiblir l’Ukraine comme le souhaite Marine Le Pen, c’est menacer la sécurité de l’Europe et de la France », a rétorqué le candidat Horizons.
Le week-end dernier, la candidate du RN a inhabituellement durci le ton contre le président russe, sans lever le flou sur sa position vis-à-vis de l’Ukraine. « Nous ne tolérerons jamais qu’une puissance étrangère, en l’occurrence la Russie, puisse espérer dicter directement ou indirectement la politique de notre pays par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique », ont affirmé Marine Le Pen et Jordan Bardella dans un communiqué. Les liens passés du RN avec Vladimir Poutine continuent de coller à Marine Le Pen comme un sparadrap. En mars 2022, peu après le début de la guerre en Ukraine, elle avait envoyé au pilon des milliers de tracts pour la présidentielle avec une photo la montrant en train de serrer la main du président russe en 2017 au Kremlin.
Une aide très inférieure à celle de l’Allemagne
L’idée de revoir le soutien à l’Ukraine fait aussi son chemin chez Les Républicains (LR). Julien Aubert, le vice-président de LR, a donné en partie raison à Louis Aliot : « La question du soutien à l’Ukraine doit être mise sur la table […] alors que les Français se serrent la ceinture », a justifié l’ancien député, qui avance un autre argument : « La Russie s’attaque à nous parce que nous faisons partie des soutiens à l’Ukraine. »
L’aide de la France est pourtant très inférieure à celle d’autres pays européens. Selon le Kiel institut, un organisme allemand qui fait référence, la France a contribué à hauteur de neuf milliards d’euros au soutien international apporté à l’Ukraine depuis 2022, contre 35 milliards pour l’Allemagne et 25 milliards d’euros pour le Royaume-Uni. La Suède, le Danemark et les Pays-Bas ont été plus généreux avec environ 13 milliards d’euros chacun.


1 month_ago
26





:fill(blur)/2026/10/26/6adf883c7326a078099696.png)





















.jpg)






French (CA)