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Beaucoup redoutent cependant que l’élimination du guide donne lieu à une fuite en avant répressive du régime.
Le tyran est mort. Et avec lui, la peur est partie. « Je pleure, je pleure de joie ! », s’époumone cette résidente de Téhéran, contactée par messagerie cryptée. C’est la première fois qu’elle ose parler d’Ali Khamenei. Dans sa famille, partisane du régime, on a grandi avec une ligne rouge à ne jamais dépasser. « Le guide suprême était intouchable, une sorte de chef spirituel au-dessus de la mêlée. » Mais l’annonce, samedi soir, de son assassinat, a fait sauter un verrou. « Soudain, je me suis sentie libérée. J’ai grimpé les escaliers et j’ai rejoint les voisins sur le toit pour hurler : “Khamenei, c’est fini !” »
En cette nuit de samedi à dimanche, au terme d’une première journée de frappes israélo-américaines, les petites lumières des téléphones portables ont longtemps brillé dans l’obscurité : sur les balcons, les places publiques, les arrêts de bus, les trottoirs bondés d’hommes, de femmes, d’enfants. « Marg bar Khamenei ! (Mort à Khamenei, NDLR)


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