NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Un comité d’alerte des finances publiques se rassemblera mardi matin pour dresser un état des lieux sur la situation des comptes publics et tenter d’éviter un dérapage dû aux effets de la crise géopolitique.
D.B. - Aujourd'hui à 18:56 | mis à jour aujourd'hui à 19:14 - Temps de lecture :
Le gouvernement pris entre le marteau et l’enclume. D’un côté, l’opinion publique le presse d’agir pour faire baisser les prix du carburant. De l’autre, il doit composer avec une marge de manœuvre limitée en raison de l’état des finances publiques. C’est dans ce contexte tendu, qu’il réunira mardi le comité d’alerte des finances publiques pour faire un point sur la situation économique à l’aune des conséquences du conflit au Moyen-Orient. « L’objectif est d’identifier suffisamment tôt d’éventuels dérapages et de prendre des mesures correctives rapidement », a expliqué samedi au Parisien le ministre de l’Économie Roland Lescure.
Selon lui, si le conflit durait toute l’année son impact sur les finances publiques serait « aux alentours de 3,8 milliards d’euros », a-t-il estimé jeudi sur franceinfo. Face à l’envolée des prix de l‘énergie, le gouvernement a revu ses prévisions économiques : la croissance est désormais attendue à 0,9 % en 2026 (contre 1 % auparavant), tandis que l’inflation est réévaluée à 1,9 % (contre 1,3 % initialement).
De nouvelles aides ciblées attendues
Car si la hausse des prix des carburants a créé en mars un surplus fiscal de 270 millions d’euros, le gouvernement a aussi assuré qu’elle a généré une hausse des dépenses de 430 millions d’euros. Notamment les 300 millions d’euros d’intérêts supplémentaires sur la dette publique et des dépenses imprévues : 70 millions d’euros pour aider transporteurs, pêcheurs et agriculteurs et 60 millions pour renforcer le chèque énergie.
Et ce n’est pas fini, puisqu’un prochain paquet d’aides sera annoncé en mai pour soutenir les filières les plus touchées. « Avec une attention particulière portée sur les professions en première ligne comme les pêcheurs, agriculteurs, transporteurs, les petites entreprises du BTP, les professions soignantes », a précisé Roland Lescure au Parisien. Des annonces jugées insuffisantes par la secrétaire générale de la CFDT, Marylise Léon, qui appelle à élargir ces coups de pouce aux aides à domicile et aux enseignants itinérants.
Des dépenses qui devront être compensées par des économies pour ne pas creuser le déficit. Car le gouvernement maintient son objectif de 5 % de déficit cette année et son engagement à le faire passer sous la barre des 3 % en 2029, comme Bruxelles le demandait. D’où des décisions douloureuses qui pourraient être prises mardi. Des annulations de crédits pourraient être annoncées à cette occasion. Selon Les Échos, elles pourraient atteindre « environ 4 milliards d’euros », sans confirmation officielle à ce stade de la part de Bercy.
Le bras de fer avec les distributeurs continue
Parallèlement, l’exécutif tente de répondre à la colère des automobilistes face aux prix à la pompe. Il essaye toujours de convaincre les distributeurs de répercuter la récente baisse du prix du baril sur les carburants. En cas de blocage, le gouvernement brandit la menace d’un décret visant à plafonner les marges, un « outil de dissuasion » selon les dires de Roland Lescure, car le ministre espère ne pas avoir à l’utiliser.
« Les stations-service doivent répercuter les baisses constatées sur les marchés des produits raffinés », a aussi insisté aussi Serge Papin, ministre des PME, du Commerce et de l’Artisanat dans le JDD. Les distributeurs, eux, sont vent debout contre ce décret et plaident plutôt pour la suspension des certificats d‘économies d’énergie (mesure visant à encourager les économies d‘énergie) afin de faire baisser les prix à la pompe.
Pour l’heure, aucun compromis ne semble se dessiner. Le gouvernement table plus que jamais sur une stabilisation de la situation au Moyen Orient. Car s’il n’y a pas de problème d’approvisionnement pour l’instant « si la crise se prolonge, la situation pourrait devenir alors beaucoup plus difficile », a prévenu Roland Lescure.


1 month_ago
66



























.jpg)






French (CA)