Les tensions s’intensifient au Moyen-Orient. Israël multiplie les frappes contre des cibles iraniennes, tandis que Téhéran riposte jusque dans le Golfe. En parallèle, une réunion à Islamabad tente d’esquisser une sortie de crise, sur fond de médiation pakistanaise.
Sur le front de la guerre, l’armée israélienne a annoncé samedi soir avoir intensifié ses frappes contre les industries militaires iraniennes. Plusieurs explosions ont par ailleurs été entendues à Téhéran. L’Iran riposte en ciblant l’État hébreu, mais aussi les pays du Golfe. Le Qatar affirme notamment avoir été visé par une attaque de drones.
En Arabie saoudite, 12 soldats américains ont été blessés un peu plus tôt dans une frappe iranienne visant une base militaire des États-Unis. Le royaume doit participer dès dimanche à une réunion avec plusieurs alliés. Il s’agit d’une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères saoudien, turc, égyptien et pakistanais.
"Essayer d’élaborer des perspectives de sortie de crise"
Un rendez-vous fixé à Islamabad, la capitale pakistanaise. Sur la table : la guerre au Moyen-Orient, les moyens de réduire les tensions dans la région et de mettre fin à la paralysie du détroit d’Ormuz. Si aucun belligérant ne participe à ce mini-sommet — ni l’Iran, ni Israël, ni les États-Unis — il n’en reste pas moins essentiel pour que les alliés régionaux adoptent une ligne commune, comme le détaille David Rigoulet-Roze, chercheur à l’IFAS.
"Il y a l’idée de faire le bilan de ces quatre semaines de guerre et d’essayer d’élaborer des perspectives de sortie de crise, qui pourraient être confirmées ou non, compte tenu de contacts d’abord démentis puis implicitement confirmés via le Pakistan", explique-t-il au micro d’Europe 1.
Le Pakistan joue un rôle de médiateur ces derniers jours
Des contacts existent en effet entre Islamabad, Téhéran et Washington. Le Pakistan, qui entretient des liens à la fois avec l’Iran, les États-Unis et plusieurs pays du Golfe, joue un rôle de médiateur ces derniers jours.
"Le pays partage une frontière avec l’Iran et est directement concerné, notamment en raison de sa forte dépendance énergétique. S’ajoutent des enjeux sécuritaires, alors qu’Islamabad reste un allié des États-Unis. Les autorités pakistanaises sont par ailleurs engagées militairement contre les talibans, ce qui pourrait favoriser un réalignement aux côtés de Washington", précise le chercheur.
C’est d’ailleurs par l’intermédiaire du Pakistan que les États-Unis ont transmis leur plan en 15 points à l’Iran, même si le régime a refusé la proposition.


2 month_ago
36

























.jpg)






French (CA)