« Des négociations entre les États-Unis et l'Iran sont en cours, en particulier concernant le détroit d'Ormuz et afin de parvenir à une désescalade », a indiqué ce jeudi le porte-parole de la diplomatie pakistanaise, après une reprise des bombardements sur l'Iran.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 11:36 | mis à jour aujourd'hui à 12:51 - Temps de lecture :

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Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, a affirmé ce jeudi que les belligérants négociaient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements sur l'Iran menée par les États-Unis dans la nuit.

Mais le conflit au Moyen-Orient semble s'être étendu à de nouveaux pays : après l'Irak, où des groupes pro-iraniens ont été ciblés par des frappes conjointes américaines et saoudiennes, l'Égypte a annoncé ce jeudi qu'une frappe de drone était à l'origine d'un incendie sur deux navires - dont un américain selon une société de sécurité - dans le port de Damiette (nord).

« Des négociations entre les parties sont en cours, en particulier concernant le détroit d'Ormuz et afin de parvenir à une désescalade », a indiqué la diplomatie pakistanaise, en affirmant que le pays faisait « tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad » signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Le Pakistan avait accueilli les négociations entre les États-Unis et l'Iran en avril. Photo Sipa/Hamed Malekpour

Le Pakistan avait accueilli les négociations entre les États-Unis et l'Iran en avril. Photo Sipa/Hamed Malekpour

Des frappes de toute part

Mais ce processus a déraillé depuis début juillet avec des frappes réciproques entre les États-Unis et l'Iran, ce dernier visant des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, notamment des pétromonarchies du Golfe et la Jordanie. Le déblocage du stratégique détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran, est au cœur des tensions.

Plus tôt jeudi, le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé avoir « frappé des dizaines de cibles du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI) en Iran, notamment des centres de commandement militaires, des installations de missiles et de drones, des sites de surveillance et de défense côtières, ainsi que des capacités maritimes ».

Les États-Unis ont affirmé avoir riposté au lancement, mardi par les Gardiens de la Révolution, de « multiples missiles balistiques » lors d'une « tentative d'attaque surprise contre les forces américaines basées au Moyen-Orient », précisant que tous ces missiles avaient été interceptés.

Trump : « On va les frapper très fort »

Le Koweït a rapporté ce jeudi qu'une personne avait été tuée par un bombardement iranien sur le bâtiment d'une entreprise chinoise, tandis que l'Egypte a révélé qu'une frappe de drone, la première contre son territoire depuis le début de la guerre, était à l'origine d'un incendie sur des navires de stockage de gaz la veille à Damiette (nord), sans être en mesure d'en attribuer l'origine. 

La Jordanie, qui héberge des forces américaines sur ses bases, a de son côté annoncé jeudi matin avoir intercepté cinq missiles tirés depuis l'Iran, qui n'ont pas fait de victime. « On va les frapper très fort, parce que c'est à notre tour », a affirmé mercredi le président américain Donald Trump.

Dans la nuit de mardi à mercredi, les États-Unis et l'Arabie saoudite avaient annoncé avoir mené des frappes conjointes contre des groupes armés pro-iraniens en Irak, accusés d'avoir attaqué des installations pétrolières saoudiennes (ce qu'ils ont démenti). Ces nouvelles violences ont fait monter les cours du pétrole jeudi matin. Vers 8h00 GMT (10h à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord grimpait de 1,38% à 91,99 dollars.

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