Le corps du sergent-chef Florian Montorio, tué samedi au Liban dans une embuscade visant la FINUL, doit être rapatrié en France ce dimanche. Trois soldats restent soignés à Beyrouth, tandis que des soupçons pèsent sur le Hezbollah, qui nie toute implication.
Le corps du militaire français tué samedi dans le sud du Liban doit être rapatrié dimanche, a annoncé la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV. "La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd'hui en France", a déclaré Mme Bregeon.
"En revanche, quant à la question de l'hommage national, ni la date ni les modalités ne sont aujourd'hui définies et précisées", a-t-elle ajouté.
Embuscade contre des Casques bleus
Agé de 40 ans, Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été pris dans une embuscade contre des Casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans laquelle trois autres soldats français ont été blessés.
Ces derniers "sont toujours à Beyrouth, où les meilleurs soins leur sont prodigués, et leur rapatriement en France pourrait être décidé dans les tout prochains jours", a déclaré Mme Bregeon.
"Suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah"
Quant à l'embuscade survenue dans la région de Deir-Kifa, elle "est de toute évidence liée à un groupe armé. Il y a des suspicions évidentes sur l'implication du Hezbollah et toute la lumière devra être faite", a exhorté la porte-parole du gouvernement dimanche.
Samedi, Emmanuel Macron avait déjà indiqué que "tout laisse à penser qaue la responsabilité incombe au Hezbollah", ce que le groupe islamiste chiite allié de l'Iran a nié dans la foulée.


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