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Situé près du site nucléaire de Natanz, le complexe souterrain est soupçonné d'abriter des centrifugeuses destinées au programme nucléaire iranien. Donald Trump a menacé de viser ces installations ce qui relance les craintes d'une nouvelle escalade militaire.
Publié le 22/07/2026 14:54
Temps de lecture : 1min
Une vue d'ensemble du complexe de tunnels de Pickaxe Mountain, situé à proximité du site nucléaire de Natanz, au centre de l'Iran, le 30 juin 2026. (AFP / SATELLITE IMAGE ©2026 VANTOR)
Un site au cœur des inquiétudes américaines. Les frappes des États-Unis contre l'Iran se poursuivent pour la dixième nuit consécutive. Donald Trump prévient que les opérations sont loin d'être terminées. Dans le collimateur de Washington, il y a Pickaxe Mountain - la montagne de la pioche en français -, un site sensible situé à moins de deux kilomètres de l'installation nucléaire de Natanz bombardé par les États-Unis en juin 2025.
Pickaxe Mountain se trouve dans un territoire désertique à environ 220 kilomètres au sud de Téhéran. Selon le Wall Street Journal, qui cite des sources du renseignement israélien, l'Iran y aurait transféré des milliers de centrifugeuses destinées à l'enrichissement de l'uranium. Un site que Donald Trump avait déjà désigné, le 13 juillet, comme une cible potentielle des États-Unis. "Nous allons neutraliser Pickaxe Mountain, dites aux Iraniens de se tenir prêts", a lancé Donald Trump lors d'un échange avec des journalistes à la Maison Blanche.
Pickaxe Mountain est devenu un enjeu stratégique majeur dans ce conflit parce que ce complexe est conçu pour résister à une attaque. Creusé à plus de cent mètres sous la roche pour résister aux bombes anti-bunkers américaines, il est en cours d'aménagement depuis l'explosion qui avait frappé le site de Natanz en 2020.
Ces quinze derniers jours, l'Institut pour la science et la sécurité internationale explique avoir observé un trafic accru de camions, un renforcement des tunnels et un périmètre de sécurité élargi. David Albright, président de cet institut, estime qu'il est plausible que des centrifugeuses y aient été installées, ce qui renforce la détermination de Washington a frappé ce site.
Avant les frappes américaines de juin 2025, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) évaluait à environ 440 kg les stocks iraniens d'uranium enrichi à 60%, un niveau proche du seuil nécessaire à la fabrication d'une arme nucléaire. Téhéran, de son côté, continue d'affirmer que son programme nucléaire est exclusivement civil.
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