Naïm Qassem a pris la parole ce dimanche dans le cadre d'une commémoration de l'assassinat du chef charismatique de la formation pro-iranienne.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 19:29 | mis à jour aujourd'hui à 19:29 - Temps de lecture :

Des dizaines de milliers de personnes ont suivi la retransmission du discours de Naïm Qassem. Photo Sipa/DPA/Marwan Naamani Des dizaines de milliers de personnes ont suivi la retransmission du discours de Naïm Qassem. Photo Sipa/DPA/Marwan Naamani

Le chef du Hezbollah libanais, Naïm Qassem, a affirmé qu'Israël n'avait pas réussi à « briser » la résistance du groupe, lors d'un discours dimanche commémorant l'assassinat du chef charismatique de la formation pro-iranienne, affaiblie par deux guerres avec l'armée israélienne. « Ils n'ont pas réussi à atteindre leurs objectifs, à briser la résistance et mettre un terme à son existence, à consacrer l'occupation israélienne et à instaurer des colonies » dans le sud du Liban, a assuré le chef du Hezbollah.

Son discours était retransmis sur des écrans géants à l'énorme foule, estimée à des dizaines de milliers de personnes par des journalistes de l'AFP, rassemblée dans et autour du mausolée de Hassan Nasrallah. Le chef du Hezbollah a été assassiné lors d'une frappe israélienne en septembre 2024 sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement pro-iranien où se trouve le mausolée.

Le Hezbollah est sorti affaibli de deux guerres avec Israël. Il est sorti de la première, menée pour soutenir le Hamas palestinien à Gaza, décapité, et avec une partie de son arsenal détruit. Il a pourtant entraîné de nouveau le Liban dans la guerre en mars dernier, pour soutenir l'Iran dans son conflit avec les Etats-Unis et Israël. Israël a riposté par d'intenses bombardements au Liban, dont il a occupé une partie du sud. Ces hostilités en 2026 ont fait plus de 4 300 morts, selon Beyrouth, et des centaines de milliers de personnes sont toujours déplacées. 

Le Liban et Israël ont conclu en juin en accord-cadre sous les auspices des Etats-Unis qui prévoit le retrait progressif des forces israéliennes sous réserve d'un désarmement du Hezbollah. Mais sa mise en oeuvre piétine et Israël a prévenu qu'il resterait dans le sud du Liban tant que perdureraient les menaces sur sa sécurité.  

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