Les dernières frappes entre les États-Unis et l'Iran alimentent la crainte d’une rupture du cessez-le-feu entre les deux camps. De son côté, le Liban appelle les Américains à faire pression sur Israël.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 20:08 | mis à jour aujourd'hui à 20:13 - Temps de lecture :

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L’armée israélienne est prête à attaquer de nouveau l’Iran et « plus durement encore », a déclaré ce jeudi le ministre de la Défense israélien Israël Katz durant une cérémonie militaire. « L’armée est prête et en état d’alerte pour une reprise des combats, afin de rétablir une supériorité aérienne et de frapper à nouveau […] en Iran, pour éliminer les menaces, y compris une troisième fois si nécessaire », a souligné Israël Katz.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahou, lui, a affirmé que l’Iran avait été affaibli par les deux campagnes militaires lancées par Israël. « L’Iran et ses alliés sont plus faibles que jamais », a-t-il estimé, reconnaissant toutefois que le conflit n‘était pas terminé.

Des déclarations qui interviennent au lendemain des nouvelles frappes américaines en Iran et de celles de Téhéran contre des alliés régionaux de Washington, alimentant la crainte d’une rupture du cessez-le-feu entre les deux camps. Le ministère iranien des Affaires étrangères iraniens a dénoncé ce jeudi dans un communiqué les frappes américaines contre des ponts ferroviaires, qui « représentent sans aucun doute un crime de guerre flagrant », tout en réaffirmant la « détermination » de l’Iran à « défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et sa sécurité nationale ».

Une délégation américaine attendue au Liban

Dans le même temps, alors que les troupes israéliennes sont encore présentes au Liban, l’ambassadeur des États-Unis sur place a informé le président libanais ce jeudi de la venue prochaine d’une délégation américaine pour superviser le début de l’application du retrait israélien de « zones pilotes » dans le sud, a rapporté la présidence, permettant aussi de fixer la date du début de son application. 

Pour rappel, un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin dernier entre le Liban et Israël, en guerre depuis des décennies, prévoit que l’armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien. Or Beyrouth exige que l’armée israélienne s’en retire avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome les 15 et 16 juillet, a indiqué mercredi à l’AFP une source diplomatique au courant des négociations.

« Faire pression sur Israël »

Seulement, l’accord-cadre n‘établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l’heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s‘étendre jusqu’à dix kilomètres de sa frontière. Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les États-Unis à « faire pression sur Israël ». Il a également souligné « l’importance de parvenir à mettre fin à l‘état d’hostilité » avec son voisin.

De son côté, le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d‘être désarmé. « Aucune clause de l’accord ne passera », a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.

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