Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Guerre au Liban : ce journaliste à Beyrouth nous raconte la situation dans le pays, encore frappé par la guerre

3 month_ago 23

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Journaliste à « L’Orient-Le Jour », Gabriel Blondel revient auprès du « HuffPost » sur l'escalade des tensions qui frappe le pays du cèdre, sur fond de conflit généralisé au Moyen-Orient.

Ce journaliste à Beyrouth nous raconte la situation du Liban, encore frappé par la guerre. (photo d’illustration de la banlieue sud de Beyrouth le 16 mars 2026, après une frappe israélienne)

- / AFP

Ce journaliste à Beyrouth nous raconte la situation du Liban, encore frappé par la guerre. (photo d’illustration de la banlieue sud de Beyrouth le 16 mars 2026, après une frappe israélienne)

Les bombes pleuvent à nouveau sur le Liban. Trois semaines après les frappes israélo-américaines en Iran, la flambée des tensions au Moyen-Orient n’épargne pas les Libanais. Depuis début mars, Israël multiplie les attaques dans le sud du pays et à Beyrouth avec l’objectif affiché d’anéantir le Hezbollah, qui avait tiré des missiles et des drones vers l’ennemi hébreu en représailles de l’« agression » contre Téhéran.

La contre-offensive de Tel-Aviv n’a pas faibli depuis. Ce vendredi 20 mars, l’armée israélienne a annoncé d’avoir ciblé « plus de 2000 cibles terroristes » au Liban « dans le cadre de son effort défensif avancé ». Ces attaques ont fait 1001 morts dont 118 enfants depuis le 2 mars, a indiqué jeudi le ministère libanais de la Santé.

Le HuffPost fait le point sur la situation avec Gabriel Blondel, journaliste à L’Orient-Le Jour, le média francophone de référence au Liban et au Moyen-Orient. Installé dans le pays du cèdre depuis septembre 2021, ce Français décrit l’escalade entre Israël et le Hezbollah et la réaction des Libanais face au retour de la guerre, entre « crainte » et « lassitude ».

Le HuffPost : Quelle est la situation après plus de deux semaines de frappes israéliennes ?

Gabriel Blondel. Ces frappes se concentrent en grande majorité sur le sud du Liban, la région de Bekaa [à l’ouest] et la banlieue sud de Beyrouth, des zones à majorité chiites et en partie contrôlées par le Hezbollah. Jusqu’à présent, les autres communautés sur place, notamment chrétiennes, étaient relativement épargnées. Mais cette fois-ci, les Israéliens frappent et essaient aussi de vider les villages chrétiens.

Le périmètre des attaques s’est aussi étendu à Beyrouth, où le cœur de la ville a été touché. Plus d’un million de personnes, principalement chiites, sont déjà déplacées depuis la reprise de l’escalade. Il y a énormément de solidarité, beaucoup de gens leur viennent en aide et les accueillent. Mais la situation attise aussi les tensions communautaires latentes depuis la guerre civile des années 90.

Quand l’armée israélienne cible un immeuble de Beyrouth parce qu’il accueille des déplacés chiites suspectés de liens avec le Hezbollah, ça crée un climat de terreur pour les autres communautés du quartier. Certains se demandent s’ils ne vont pas finir bombardés parce qu’ils ont accueilli des déplacés.

Israël affirme mener des frappes chirurgicales et prévenir la population. Est-ce vraiment le cas ?

La communication israélienne parle de frappes ne ciblant que le Hezbollah et ses infrastructures, le tout en publiant des ordres d’évacuations dans les régions qui vont être touchées. La rédaction de L’Orient-Le Jour a entamé un travail de décompte des frappes et on se rend compte qu’une majorité ne sont pas annoncées.

Pour ce qui est de la précision, l’armée israélienne est capable de ne toucher qu’un appartement ou une chambre d’hôtel dont elle veut éliminer un ou plusieurs occupants. Mais quand l’aviation lance des bombes qui peuvent monter jusqu’à une tonne, l’objectif est de détruire un immeuble entier, peu importe qui s’y trouve. Des enquêtes journalistiques israéliennes et américaines ont aussi révélé qu’Israël raisonnait parfois en termes de « dommages collatéraux » : la mort d’un haut responsable du Hamas vaut bien la mort de 100 personnes autour.

Sur certains plateaux télé, on entend des intervenants dire « c’est dur, mais c’est la guerre ». En réalité, il s’agit de crimes de guerre et la distinction est importante. Même pendant un conflit ouvert, certaines règles doivent être respectées.

Comment évoluent les menaces et des appels à évacuer le sud du Liban ?

Peut-on toujours parler de simples évacuations quand des régions entières sont concernées ? Le premier appel visait toute la zone au sud du fleuve Litani, qui représente déjà près de 8 % du Liban ; la ville de Tyr, dont l’agglomération compte plusieurs dizaines de milliers de personnes est concernée. Ça revient à demander l’évacuation d’une agglomération comme celle de Toulouse.

Depuis, les appels ont été étendus jusqu’au fleuve Zahrani plus au nord. Tout cela s’apparente à une stratégie d’invasion pour établir une zone tampon dans le sud du Liban. C’est déjà arrivé par le passé, mais les populations étaient toujours présentes. Là, l’objectif semble être d’avoir un no man’s land.

Ces ordres d’expulsions ne sont pas toujours respectés. Beaucoup d’habitants en sont à leur quatrième ou cinquième guerre, ils ont déjà été déplacés et ont fini dans la rue, dans des tentes ou dans des abris de fortune. Certains ne veulent pas revivre cette humiliation et prennent le risque de rester chez eux. De son côté, l’armée israélienne indique avoir multiplié les avertissements, renvoyant les habitants à leurs responsabilités.

Quel est l’état d’esprit des Libanais face à cette nouvelle guerre ?

Beaucoup craignent que la situation empire et que les zones évacuées ne soient pas récupérées. J’ai même entendu quelqu’un dire : « C’est peut-être notre Nakba à nous » [en référence à l’exode palestinien de 1948 après la création d’Israël]. La lassitude s’ajoute à la crainte : pour les Libanais nés dans les années 70, c’est la cinquième offensive terrestre d’Israël.

Un sentiment d’exaspération et de révolte se fait aussi sentir, alors que le pays enchaîne crise sur crise. Avant la guerre, le Liban était déjà à genoux économiquement et Beyrouth était encore traumatisée par l’explosion du port en 2020. La détestation d’Israël est partagée par une très grande majorité de la population, mais aussi le ras-le-bol de la stratégie du Hezbollah, qualifiée de suicidaire par beaucoup [dont L’Orient-Le Jour avec sa une du 3 mars que vous pouvez voir ci-dessous].

En attaquant Israël, il lui donne surtout le prétexte parfait pour mettre sa machine de propagande en marche et justifier de nouvelles frappes contre le Liban. Deux fanatismes s’auto-alimentent, l’un ayant besoin de l’autre pour exister. Pour autant, une partie des Libanais continue de soutenir le Hezbollah, principalement dans la communauté chiite.

Je regardais la télévision libanaise après des frappes sur la Corniche de Beyrouth où se trouvent beaucoup de déplacés. Certains scandaient des messages sur [l’ex-leader du Hezbollah] Hassan Nasrallah ou affirmaient qu’ils n’avaient pas peur de Donald Trump ou de Benjamin Netanyahu. Cet attachement au Hezbollah reste très prégnant, même si tous les chiites ne partagent pas cette position.

Comment la rédaction de L’Orient-Le Jour vit-elle cette nouvelle escalade ?

Comme pour beaucoup de gens au Liban, un réflexe d’autodéfense pousse à normaliser un peu ce qui se passe et à continuer à vivre malgré tout. Les infrastructures civiles ne sont pas touchées [hormis les ponts sur le Litani], l’électricité n’est pas coupée et les magasins sont toujours ouverts. Hier, j’étais tranquillement au bar avec des amis et une certaine normalité demeure quand on n’est pas les zones ciblées par les frappes.

Les Libanais ont l’habitude de vivre avec un conflit ouvert qui s’abat sur le quartier d’à côté. À L’Orient-Le Jour, tout le monde vient au bureau parce que les locaux sont dans une zone a priori sans danger. Le journal a aussi une mission en temps de guerre : porter la voix d’un Liban en danger existentiel mais qui essaie de subsister.

Jour après jour, les journalistes essaient, humblement et avec des moyens limités par rapport à d’autres médias, d’apporter un peu d’humaniser cette guerre qu’on cantonne parfois à ces aspects géopolitiques et stratégiques. L’un des enjeux, c’est de commencer à raconter les histoires humaines derrière les frappes et à donner des noms et des visages aux victimes.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway