NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
La Ville de Shawinigan s'impatiente devant l'inaction de Québec dans le conflit de travail qui paralyse presque entièrement son service de transport en commun depuis maintenant un mois et demi.
Au début du mois de décembre, les autorités municipales ont écrit au premier ministre, François Legault, et à son ministre du Travail, Jean Boulet, les priant d'avoir recours à la nouvelle loi 14 limitant le droit de grève lorsqu'un conflit de travail a des impacts importants sur la population.
La loi est entrée en vigueur le 30 novembre. Or, c'est le silence radio du côté de Québec; rien de plus qu’un accusé de réception n’a été transmis à la Ville.
Le conseiller municipal Jean-Luc Tremblay, président de la Régie de transport en commun de Shawinigan (RTCS), s’explique mal que la réponse tarde à venir.
Je trouve ça vraiment extraordinaire de voir que la coopération qu'on avait avec M. Boulet et le premier ministre, que ce soit arrêté présentement, indique-t-il. Je ne sais pas ce qui se passe avec eux, s'ils ont commencé les vacances de bonne heure, mais, depuis les alentours du 10 décembre, nous attendons une réponse.

Les chauffeurs d’Autobus Fleur de Lys sont en grève depuis la mi-novembre 2025. (Photo : 6 janvier 2026)
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
Conséquences sur les usagers
Le conflit de travail qui oppose le syndicat des employés d’Autobus Fleur de Lys à l'employeur a des conséquences sur de nombreux usagers du transport en commun. Seulement un service partiel est offert du lundi au vendredi aux heures de pointe, sur un trajet, aux frais du transporteur privé.
Certains Shawiniganais rencontrés mardi ignoraient que les chauffeurs sont en grève générale illimitée. Ça doit faire deux heures que j’attends, dit l’un d’eux. Je vais marcher pour l’instant.
Comme beaucoup d'autres, il a dû se débrouiller autrement pour son déplacement.
J'ai été à l'hôpital, il a fallu que je parte de Shawinigan-Sud à pied en revenant ici sur le boulevard Royal à Shawinigan, à pied, indique un autre.

Le conflit de travail dans le transport en commun complique la distribution de l’aide alimentaire au Centre Roland-Bertrand. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Yoann Dénécé
L’équipe du Centre Roland-Bertrand, sa clientèle et ses bénévoles subissent aussi les contrecoups du conflit.
On paie des frais de transport aux gens pour aller chercher des gens qui doivent venir travailler, sinon, on ne pourrait tout simplement pas offrir certains services.
L’organisme a dû mettre en place son propre service de navettes pour assurer la distribution de l'aide alimentaire.
L'autre effet qu'on a vu aussi assez rapidement, c'est pendant la campagne des paniers de Noël, des gens ne pouvaient pas se déplacer chez nous pour venir chercher leur panier, ajoute-t-elle. On comprend que, si tu viens au Centre Roland-Bertrand dans le quartier Saint-Marc et que tu habites Shawinigan-Sud, tu ne peux pas repartir [à pied] avec tes boîtes.
De nombreuses livraisons supplémentaires ont été effectuées, mais le Centre Roland-Bertrand a pu compter sur des bénévoles disponibles pour répondre à la charge.

Les autobus à l’arrêt forcent des organismes de Shawinigan à trouver des solutions pour poursuivre leur mission. (Photo : 6 janvier 2026)
Photo : Radio-Canada / Daniel Ricard
Le conflit ne semble pas sur le point d’être réglé. Aucune rencontre de négociations entre le syndicat et l’employeur n’est prévue pour l’instant.
De son côté, la Ville continue d’envisager la possibilité de mettre fin au contrat avec son transporteur. Elle se retient de le faire pour l'instant, parce que ce sont 28 chauffeurs qui se retrouveraient sans emploi, et parce que trouver un fournisseur remplaçant coûtera beaucoup plus cher.

2:08
Le reportage de Louis Cloutier
Photo : Radio-Canada / Olivier Croteau


4 month_ago
34



























.jpg)






French (CA)