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Les domiciles visés à l’aube, mercredi 1ᵉʳ juillet, avec des engins artisanaux, étaient ceux de Zisis Ioakimovic, président du comité exécutif de la Nouvelle-Démocratie, parti au pouvoir, de l’ancien député Savvas Anastasiades et d’une ancienne candidate du parti, Afroditi Nestora, dont la mère est morte des suites de ses blessures.
Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, à la suite d’une visite à des membres blessés du parti conservateur au pouvoir, dans un hôpital de la ville portuaire de Thessalonique (Grèce), le 1ᵉʳ juillet 2026. Des attentats à l’engin artisanal contre les domiciles de trois cadres du parti de droite Nouvelle-Démocratie (ND) au pouvoir ont tué une personne et blessé quatre autres, mercredi 1ᵉʳ juillet à Thessalonique, dans le nord de la Grèce, a déclaré la police à l’Agence France-Presse (AFP)
Les domiciles visés à l’aube étaient ceux du président du comité exécutif de la ND, Zisis Ioakimovic, de l’ancien député Savvas Anastasiades et d’une ancienne candidate du parti, Afroditi Nestora, a précisé le site internet d’information Kathimerini.
Au cours de la dernière attaque, cinq personnes ont été blessées, dont Afroditi Nestora et ses parents, qui ont été transportés à l’hôpital, tandis que quatre véhicules dans le garage de l’immeuble ont brûlé, selon la police. La mère d’Afroditi Nestora est morte mercredi dans la soirée, a annoncé l’hôpital Hippocrate de Thessalonique où elle avait été admise dans « un état grave » dans la matinée.
Cette fin tragique « vient confirmer le caractère meurtrier et inhumain de la violence aveugle qui s’exerce dans la vie publique », a dénoncé dans un communiqué le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis. « Nul ne peut rester passif ou se limiter à des condamnations hypocrites », a ajouté le chef du gouvernement conservateur, appelant à « dissiper les ténèbres d’une minorité ».
Condamnations de « toute forme de violence politique »
L’enquête a été confiée à la police antiterroriste. La police affirme recueillir des enregistrements vidéo afin de localiser et d’arrêter les auteurs de ces faits. Les engins incendiaires étaient composés de bonbonnes de gaz et les attaques semblent avoir été commises par les mêmes individus.
M. Mitsotakis, qui est aussi le président de la Nouvelle-Démocratie, a fait part de son « indignation » et de sa « colère face à l’attaque lâche, terroriste et meurtrière ». Il a déclaré qu’il se rendrait, mercredi soir, à Thessalonique, avec les ministres de la santé et de la protection du citoyen, pour soutenir les cadres de son parti et s’informer de l’état de santé des blessés.
« Mais aussi pour envoyer un message parfaitement clair et explicite : tolérance zéro envers toute nouvelle forme de terrorisme qui pourrait apparaître dans notre pays », a-t-il souligné.
Peu auparavant, le porte-parole du gouvernement, Pavlos Marinakis, avait expliqué sur la radio privée Skai que les attaques avaient été menées à l’aube en l’espace d’environ quinze minutes. Ce n’est clairement pas une « coïncidence », avait-il noté. « Quand on jette des bidons d’essence sur les voitures et les maisons (…) , on accepte la possibilité que des gens meurent », s’était indigné M. Marinakis.
Des partis de l’opposition de gauche ont également condamné ces attentats. « Toute forme de violence politique est absolument condamnable », a ainsi écrit dans un communiqué la coalition de gauche Syriza.
Les attaques à l’engin incendiaire par de petits groupes extrémistes, contre des personnalités politiques, des banques ou des sociétés, sont fréquentes en Grèce, provoquant des dommages mais faisant rarement des victimes.
Le Monde avec AFP


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