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  • Après la mort de leur fils, ils redeviennent parents grâce à un embryon congelé depuis ...

Moins d'un an après avoir perdu son fils de 21 ans, un couple grec a accueilli une petite fille à Athènes grâce à un embryon conçu il y a plus de 22 ans, rapporte Associated Press.

La rédaction - Aujourd'hui à 19:30 | mis à jour aujourd'hui à 19:30 - Temps de lecture :

Cristina Rapti-Tzelepi et son mari Constantinos Raptis ont eu recours à une fécondation in vitro. Photo d'illustration Sipa/Caro Cristina Rapti-Tzelepi et son mari Constantinos Raptis ont eu recours à une fécondation in vitro. Photo d'illustration Sipa/Caro

Du drame à la joie, Cristina Rapti-Tzelepi, 54 ans, et son mari Constantinos Raptis, 60 ans, sont passés par toutes les émotions en quelques mois. Après avoir perdu son fils Giorgos, 21 ans, dans un accident de la route au mois d'octobre 2025, le couple a entrepris de tenter une nouvelle grossesse à partir d'un embryon conçu et congelé 22 ans auparavant. Une durée de conservation particulièrement longue.

Il ne fallait toutefois pas traîner, la limite d'âge en Grèce pour une fécondation in vitro (FIV) étant précisément fixée à 54 ans. Au moment où Cristina Rapti-Tzelepi a entamé les démarches, il ne lui restait plus que quelques semaines avant la fin de cette échéance, rapporte Associated Press. « Je n'avais qu'une fenêtre de deux mois et demi », raconte-t-elle à la télévision publique ERT. « C'était stressant, mais avec notre force intérieure, notre médecin et toute son équipe à nos côtés, nous avons surmonté tous les obstacles. »

Le 9 septembre dernier, à Athènes, le combat du couple a abouti à la naissance d'une petite fille de 3,49 kilos. « Nous avons décidé de donner une seconde chance à la vie, de prendre un nouveau départ, d'apporter une nouvelle vie dans notre foyer et de poursuivre l'histoire de notre famille », confie la mère. Le couple a choisi de prénommer leur fille Georgia, en hommage à leur fils disparu, Giorgos, lui-même né grâce à une FIV.

Débat sur la limite d'âge

Au-delà du bonheur de Cristina et Constantinos, cette naissance relance le débat sur les restrictions liées à l'âge en Grèce. Le gynécologue du couple, Kostas Pantos, à la tête de la Société hellénique de médecine reproductive, estime que la loi pourrait être réexaminée, notamment au regard de la chute de la natalité en Grèce.

Le cas de Cristina Rapti-Tzelepi n'est pas sans précédent à l'échelle internationale. L'année dernière, aux États-Unis, dans l'Ohio, un couple avait accueilli un garçon issu d'un embryon congelé pendant plus de 30 ans. La naissance avait été rendue possible grâce à un processus connu sous le nom d'« adoption d'embryon » et avait fait l'objet d'une inscription au Livre Guinness des records.

Cristina et Constantinos, eux, n'excluent pas d'avoir un autre enfant. Et si la loi grecque n'évolue pas, ils envisagent de se rendre à l'étranger pour tenter une nouvelle grossesse.

>> Lire l'article (en anglais) d'Associated Press.

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