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FIGAROVOX/CHRONIQUE - La mort de Quentin, lynché par des militants antifascistes, fournit un nouvel exemple tragique de l’indignation à géométrie variable de certains médias, peu enclins à dénoncer la violence d’extrême gauche, estime notre chroniqueur.
Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Il a publié récemment Vol au-dessus d’un nid de cocus (Fayard, 2025). Il est également président d’Avocats sans frontières.
Quentin est mort lynché. Il était de ceux qui, avec le collectif féministe Némésis, protestaient contre la présence de Rima Hassan, admiratrice du Hamas terroriste et violeur de femmes, à l’Institut d’études politiques de Lyon. Des antifas, probablement membres de la Jeune Garde, l’ont roué de coups, conformément à leurs usages. L’enquête qui viendra nous en dira davantage. En attendant, il convient de faire la radioscopie d’une infamie, avant et après.
Avant. La Jeune Garde, proche des Insoumis, n’est toujours pas définitivement dissoute. Contrairement à Génération Identitaire, pourtant infiniment moins violente. La Ligue des droits de l’homme a formé un recours très humaniste contre sa dissolution. La seconde était située très à droite, la première très à gauche. Elle porte son saint antifascisme en bannière. Elle fait le coup de poing contre tous les nouveaux nazis qu’elle décrète ainsi de droit divinatoire. Les opposants à l’immigration massive et illégale, les «sionistes génocidaires», et de manière générale «l’extrême droite» maudite. Elle est ointe de l’huile protectrice du privilège rouge sang.
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Dame Justice et dame Média se sont toujours montrées bonnes filles de France envers elle. Raison pour laquelle cette indulgence lui a donné des ailes. Et des griffes acérées. La Jeune Garde bénéficie ainsi d’un sentiment justifié d’impunité. Le même qui permet à une députée insoumise d’origine palestinienne et qui enchaîne les déclarations haineuses et incendiaires de se présenter dans les facultés pour enflammer les passions mauvaises.
Voilà pourquoi des nervis d’extrême gauche se sont sentis autorisés à frapper jusqu’à tuer.
Depuis trois décennies, je tente d’expliquer que l’extrême gauche a doublé l’extrémité opposée sur le terrain de la violence, du racisme et de l’antisémitisme décomplexés. Avec un autre racisme, d’autant plus dangereux qu’il est nié : la détestation de l’indigène blanc. Ce blanc de France ou ce Juif d’Israël qui a l’audace de vouloir survivre contre la propagande antiraciste victimaire mensongère.
Des racisés innocents
La France Insoumise, depuis quelques semaines, a passé la vitesse supérieure en assumant son désir de grand remplacement des racistes blancs par les racisés forcément innocents. C’est dans ce sentiment légitime d’impunité et de légitimité d’une cause sacrée que des nervis ont donc frappé contre le mal blanc personnifié.
Après. Après rien dans le journal de France 2 du samedi à 13 h. Quand le militant d’extrême gauche Clément Méric a été tué lors d’une rixe avec des identitaires peu recommandables, toute la France médiatique était en émoi.
Sur France Inter le même jour à 8 heures du matin, il n’y eut rien pour Quentin. Mais à 7 heures, on en parla un peu pour dire que Némésis, l’agressée, était «d’ultra-droite»... Quand on pense que dans la Maison ronde, la France Insoumise n’est pas d’extrême gauche...
Quentin était patriote, il était français, il était catholique, il était blanc.Il incarnait pour l’extrême gauche encore en majesté cathodique le mal absolu Passer la publicité
Quant au Monde, l’on met des guillemets à ce féminisme de Némésis,
«d’ultra-droite», comme sur Inter. Samedi soir, sur France Inter, alors que sa mort était devenue officielle, Quentin était d’«extrême droite»... mais Rima Hassan n’était toujours pas d’extrême gauche... Dis-moi comment tu parles et je te dirai qui tu hais.
Quentin était patriote, il était français, il était catholique, il était blanc.
Il incarnait pour l’extrême gauche encore en majesté cathodique le mal absolu. Il était l’ennemi à battre. Et elle l’a abattu. Le Monde et France Inter doivent avoir raison : quand on est radicalement opposé à ce qu’un soutien du terrorisme antisémite soit acclamé dans les universités, quand on a protesté contre les viols massifs de femmes juives dans les kibboutz d’Israël, quand on ne supporte plus que des OQTF étrangers violent impunément des femmes et des filles de France, on doit être d’ultra-droite.


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