En Gironde, le radar de Bagas cristallise la colère des automobilistes. Il est de nouveau en service depuis jeudi, un mois après un nouvel incendie.

La rédaction - Aujourd'hui à 09:00 - Temps de lecture :

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« Il a été mis à feu, il a été scié, il a été tagué, il n'y a plus rien qu'on peut lui faire », témoignait le mois dernier l'ancien maire de Bagas (Gironde) après l'incendie qui avait touché le radar tourelle installé sur sa commune dans la nuit du 4 au 5 septembre. « C’est peut-être le radar le plus détesté de France », poursuivait Serge Issard, impuissant, dans Sud-Ouest.

Au total, ce dispositif de contrôle de vitesse sur cette portion de route limitée à 70 km/h, a été vandalisé à sept reprises en deux ans. Jeudi, il a été remis en service, a annoncé Le Républicain Sud-Gironde.

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Pour combien de temps ? L'ancien maire plaide depuis longtemps pour l’installation d’une caméra à l’intérieur du radar, afin d'éviter les dégradations. Faute de quoi, « on risque de se revoir pour la 10e dégradation »...

Le radar après l'incendie qui l'a visé dans la nuit du 4 au 5 septembre. Capture d'écran vidéo BFMTV

Le radar après l'incendie qui l'a visé dans la nuit du 4 au 5 septembre. Capture d'écran vidéo BFMTV

« Il y a des petits malins »

« Je crois que c’est un état de fait aujourd’hui, les gens en ont marre, il y a des petits malins certainement », déplorait la nouvelle maire du village, Isabelle Barbé, le mois dernier. « Le radar était positionné pour la sécurité du passage des vélos [...] Cette colère on peut l'entendre mais la comprendre c'est différent », déplorait de son côté sur BFMTV son premier adjoint, Anthony Hamant.

L'auteur de dégradations sur un radar risque jusqu'à cinq ans de prison et 75 000 euros d'amende. Soit environ le prix de la pose d'un radar.

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