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ENTRETIEN - Coauteur d’un ambitieux livre qui radiographie les choix de vie des Français, le journaliste, ancien directeur adjoint de Marianne, constate l’archipélisation de notre pays en multiples communautés et pointe la responsabilité des politiques dans ce phénomène.
Passer la publicitéLE FIGARO MAGAZINE. - Votre livre s’intitule « Nous les Français ». Qui est ce « nous » ? À l’heure des fractures françaises et de l’hyperindividualisme, ce « nous » existe-t-il toujours ?
Gérald Andrieu. - Par le passé, le « nous » n’était pas forcément évident. Il ne s’imposait pas sans heurts. Il y avait des intérêts divergents, des rapports de force brutaux. Il ne faut pas avoir une vision trop idyllique. Cependant, à la fin des fins, il se formait un « nous » majoritaire, que les minoritaires reconnaissaient et acceptaient. Pour la plupart. En effet, on pressent qu’il en est quasiment fini de ce temps-là.
Ce qui nous est apparu, à mes coauteurs et moi, en faisant ce livre, c’est que le désir de collectif, chez les Français, n’a cependant pas été totalement détruit. Ponctuellement, on le voit, autour d’une Coupe du monde de foot ou aux abords du Tour de France, nous sommes capables de nous rassembler assez massivement. Le désir de collectif n’a donc…


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