NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
General Bank of Cameroon a lancé le 31 août son GBC Press Club au StarLand Hôtel de Yaoundé, en présence de nombreux journalistes. Officiellement, il s’agit de renforcer le dialogue avec la presse. Cela ressemble surtout à une nouvelle façon de s’attacher les bonnes grâces des rédactions à coups de petits-déjeuners et de sessions questions-réponses.
Une plateforme qui pose question
Le concept se veut simple. Des rencontres périodiques, des sessions thématiques, des visites de terrain et des ateliers de renforcement de capacités pour les journalistes, organisés directement par la banque elle-même. Le Directeur Général Adjoint Jean Michel Ondo et le Directeur Marketing Blaise Etoa se sont prêtés à l’exercice devant la presse conviée pour l’occasion.
Sur le papier, ça sonne comme un service rendu au métier. Dans les faits, c’est une entreprise privée qui organise, finance et encadre les échanges avec les journalistes censés la couvrir de manière indépendante. La confusion des rôles n’est pas nouvelle au Cameroun, mais elle prend ici une forme institutionnalisée, presque assumée.
On ne sait pas encore quelles seront les modalités concrètes de ces « ateliers de renforcement de capacités ». Qui paie les déplacements sur le terrain ? Qui décide du contenu des formations proposées aux journalistes ?
Le vrai danger, c’est la dépendance
C’est le moins qu’on puisse dire, ce genre d’initiative arrive dans un contexte où la presse camerounaise survit économiquement grâce aux relations publiques des entreprises et institutions. Un journaliste qui vit des piges peine à refuser une invitation, un voyage de presse ou une session de formation payée par une banque. Le risque n’est pas hypothétique, il est documenté depuis des années dans la profession.
Ça pose question sur l’indépendance réelle de couverture qui suivra ce lancement. Une banque qui organise elle-même le cadre de dialogue avec ses observateurs professionnels ne cherche pas la transparence, elle cherche à orienter le narratif. Difficile de ne pas y voir une stratégie de communication déguisée en partenariat éditorial.
Le journalisme économique camerounais n’a pas besoin de plus de proximité avec les banques. Il a besoin de moyens pour rester indépendant.
![]()
Laurent Diby
Journaliste économique pour 237online.com, Laurent Diby couvre les finances publiques, l'énergie, les infrastructures et les marchés camerounais. Email: [email protected]


1 day_ago
26


























.jpg)






French (CA)