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Le vétéran français, 311ᵉ mondial, a dignement célébré son anniversaire en éliminant le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo (60ᵉ) en quatre sets, dont un 6-0 pour finir la rencontre. Ses adieux en Grand Chelem attendront donc encore au moins un match de plus.

Gaël Monfils après sa victoire au premier tour de l’US Open, à New York, le 1ᵉʳ septembre 2026. Gaël Monfils après sa victoire au premier tour de l’US Open, à New York, le 1ᵉʳ septembre 2026.

Le show continue pour Gaël Monfils et pour le public de New York. Le vétéran français a célébré ses 40 ans, mardi 1er septembre, en se qualifiant pour le deuxième tour de l’US Open grâce à sa victoire contre le Paraguayen Adolfo Daniel Vallejo (60e), de dix-huit ans son cadet.

L’ex-numéro 6 mondial (aujourd’hui 311e) s’est imposé (2-6, 6-1, 6-2, 6-0) pour devenir le troisième quadragénaire à remporter un match à Flushing-Meadows dans le tableau masculin après l’Australien Ken Rosewall (42 ans en 1977) et l’Américain Jimmy Connors (40 ans en 1992).

A quelques semaines de la retraite de Gaël Monfils, prévue après le Masters 1000 de Paris, les New-Yorkais se sont pressés pour assister au match du showman dans sa deuxième ville de cœur.

L’histoire d’amour entre « La Monf » et le public du Queens ne date pas d’hier : il y a eu son parcours sans perdre un set jusqu’en demi-finales, en 2016, battu par le Serbe Novak Djokovic. Ou encore ce match épique, en 2014, lorsqu’il mène deux sets à rien contre le Suisse Roger Federer, se procure deux balles de match dans le quatrième set avant de céder finalement dans le cinquième, en 3 h 20.

Une entrée de rockstar

Dans le stade Louis-Armstrong, le deuxième dans la hiérarchie à Flushing-Meadows, le Parisien est entré comme une rockstar, sous les cris des spectateurs, dont le vacarme n’a pas cessé au fil de la rencontre. Il n’était pas rare de voir des drapeaux tricolores, des pancartes à l’effigie du joueur, dont une sur laquelle était inscrite une revisite de la célèbre citation du boxeur Mohamed Ali : « Vole comme le papillon, pique comme Monfils » (« Float like a Butterfly, sting like a Monfils »).

Pourtant, le lauréat de treize titres individuels sur le circuit ATP a complètement manqué son début de match, passif au retour et trop imprécis sur ses coups, sans doute pris par l’enjeu.

« J’ai senti qu’au premier set, il y avait beaucoup de tension, je me tiens très haut. Je ne me sens pas si mal mais j’ai toujours cette peur de me donner à 100 % parce que je n’ai pas non plus un réservoir de malade [à mon âge] », a expliqué le Français en conférence de presse.

Le doyen du tournoi a finalement cédé la manche en un peu plus de 35 minutes sur un coup droit trop appuyé. Mais il a rectifié le tir dès le deuxième set, au cours duquel il a été bien plus entreprenant et en réussite, à l’image d’un revers foudroyant long de ligne qui a ravi le public du Queens. Mené cinq jeux à rien, Vallejo a complètement disparu, lui aussi spectateur des coups gagnants de son adversaire qui haranguait la foule, la main sur les oreilles pour réclamer encore plus de bruit.

L’Américain Tien au tour suivant

Le scénario s’est répété dans les deux manches suivantes. Monfils a breaké vite et s’est montré bien plus efficace sur ses jeux de service que le Paraguayen (79 % de points gagnés en première contre 57 %). Le Parisien n’a même pas laissé une miette à Vallejo dans le dernier set, conclu par une bulle, un jeu blanc et un ace.

En guise de remerciements, le stade lui a souhaité un joyeux anniversaire, en chanson. « Vous êtes vraiment un public incroyable, vous rendez l’atmosphère électrique à chaque fois. On en garde pour le tour suivant », s’est réjoui Gaël Monfils après le match.

Les adieux en Grand Chelem attendront donc. New York aura droit à une date supplémentaire du vétéran français, contre l’Américain Learner Tien (15e), pour faire durer encore un peu le plaisir de son baroud d’honneur.

Le Monde avec AFP