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Gabriel Attal officialise sa candidature pour 2027 (et déclenche les hostilités)

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Politique 16/04/2026 08:58 Actualisé le 16/04/2026 09:02

L’ancien Premier ministre dénonce dans une interview au « Point » la réforme des retraites voulue par Édouard Philippe, « brutale » et « inefficace ».

Gabriel Attal photographié à Matignon le 11 mars (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

BERTRAND GUAY / AFP

Gabriel Attal photographié à Matignon le 11 mars (Photo by Bertrand GUAY / AFP)

Gabriel Attal est jeune. Mais à 37 ans, l’ex-Premier ministre sait pourtant adopter les codes de communication politique les plus traditionnels et convenus. Illustration avec cette interview accordée au Point, donnant le coup d’envoi officiel d’une campagne présidentielle qui ne faisait guère de doute. Le président de Renaissance y apparaît en Une, l’air grave, accompagné de cette citation explicite : « Je pense savoir comment il faut présider la France ».

Soit l’assurance de voir son ambition pour 2027 affichée en grand format dans tous les kiosques et gares de France, à côté de celle de François Hollande qui, de son côté, a choisi Marianne pour sortir du bois. Un entretien qui s’accompagne de la sortie d’un livre ce jeudi 16 avril, accessoire indispensable à la panoplie complète du candidat à l’Élysée.

« L’exercice du pouvoir m’a changé. (...) Avec ce livre, je veux parler au cœur des Français et repartir à leur rencontre. J’y affirme mes convictions et un projet sur lesquels je veux les convaincre. C’est une étape supplémentaire avant d’aller plus loin », explique au Point Gabriel Attal, assumant de vouloir jouer les premiers rôles. « J’ai eu l’expérience de gouverner le pays, je pense aujourd’hui savoir comment il faut le présider. J’ai les idées claires pour la France », assure l’ambitieux, qui déroule sur les « enseignements » de son passage à Matignon, de « l’entrave du pouvoir » par les finances publiques au « blocage » que peuvent instaurer les oppositions en passant par la nécessité de « changer radicalement notre façon d’exercer le pouvoir ».

Premier tacle à Édouard Philippe

Hasard (ou non) du calendrier, cette affirmation intervient alors que le « bloc central » se déchire sur plusieurs textes et sur fond, justement, d’ambitions élyséennes des uns et des autres. Ce mercredi, des émissaires de ce qui reste de la Macronie (Christophe Béchu pour Horizons, Franck Riester pour Renaissance, Marc Fesneau pour le MoDem et Hervé Marseille pour l’UDI) se sont vus pour dessiner les contours d’un pacte de non-agression entre les candidats du bloc central, à travers notamment la mise sur pied d’un « comité de liaison » censé prémunir les prétendants de cet espace politique d’un pugilat qui nuirait à tout le monde.

Ce qui, manifestement, n’empêche pas Gabriel Attal de sortir les griffes contre ses compères. Interrogé sur le modèle social, l’ex-Premier ministre jette une pierre dans le jardin d’Édouard Philippe, partisan d’un fort décalage de l’âge légal du départ à la retraite. « La réponse ne peut pas passer par des réformes uniquement paramétriques. C’est pour ça que je suis opposé à la retraite à 67 ans ! Au contraire, en plus de créer de la désespérance face à une mesure perçue comme brutale, c’est inefficace », tacle-t-il.

Quoi qu’il en soit, et alors que beaucoup plaident au sein du « socle commun » soutenant le gouvernement pour un candidat unique de la droite et du centre, Les Républicains n’ont pas manqué d’ironiser sur l’affirmation présidentielle du député des Hauts-de-Seine. En réponse au tweet du Point présentant Gabriel Attal comme disposé à présider le pays, le compte officiel du parti présidé par Bruno Retailleau a répondu avec un mème montrant Kylian Mbappé répondre sûr de lui : « Vous pensez ? Moi je ne pense pas ». De quoi confirmer ce diagnostic fait par le patron de Renaissance dans son entretien : « Tout démarre maintenant ». Les vacheries aussi.

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