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De passage à Rimouski au deuxième jour de la campagne électorale, la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a rejeté la possibilité de majorer la taxe sur l'essence afin de financer le transport collectif régional au Bas-Saint-Laurent.
L’imposition d’une nouvelle taxe pour financer les transports en commun, ce n’est pas dans nos orientations, a répondu directement Christine Fréchette.
Les élus du Bas-Saint-Laurent demandent depuis plus de deux ans au gouvernement de majorer sa taxe sur l'essence de deux cents le litre afin de financer le transport en commun interurbain dans la région. C’est une demande que le gouvernement Legault avait déjà rejetée.
Que les élus régionaux le demandent c’est une chose, mais, si on imposait une taxe, je pense qu’il faudrait le faire à la grandeur du Québec. On ne va pas aller dans cette voie-là.
Une telle majoration avait cependant déjà été accordée pour financer le transport collectif en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.

Christine Fréchette était de passage à la Maison des familles de Rimouski-Neigette le 28 août 2026, soit lors du 2e jour de la campagne électorale québécoise.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Bien qu'une taxe ne soit pas une solution qu'elle privilégie, Christine Fréchette reconnaît néanmoins l’enjeu et assure qu’elle apportera une réponse à ces préoccupations d’ici le jour du vote.
Pour ce qui est du transport collectif, c’est sûr qu’il va falloir trouver des mesures pour rehausser l’appui financier. On est à évaluer différentes options. On abordera le sujet un peu plus tard dans la campagne, mais ce ne sera pas l’imposition d’une taxe.

Christine Fréchette entourée des candidats caquistes qui se présentent au Bas-Saint-Laurent
Photo : Radio-Canada / Maxence Matteau
Une priorité réitérée
Vendredi matin, le président de la Table régionale des élus, Bruno Paradis, a justement rappelé que la majoration de la taxe sur l’essence était l'une des principales demandes des élus régionaux envers les partis politiques.
On aimerait bien avoir une majoration de la taxe comme on le demande depuis des années, expliquait-il au micro d’Info-réveil, à peine une heure avant le point de presse de la cheffe de la CAQ.
Je pense que les gens sont aussi conscients que, dans des régions comme la nôtre, avec de grands territoires, on se retrouve désavantagé et même nos populations ont moins accès à des services, a affirmé l'élu de la Mitis.
Plus tard dans la journée, après l’annonce, Bruno Paradis a partagé sa déception.
Je suis très surpris. Pour un parti qui se targue d’être à l’écoute des régions, j’aurai apprécié des phrases telles que "je vais prendre le temps de m’asseoir", "je vais écouter et je vais évaluer". Avoir un "Non" direct, déjà, ça démontre un manque d’ouverture face à la posture des élus du Bas-Saint-Laurent, regrette le représentant à la Table régionale des élus.
Sous le bruit d’une sirène
Des syndiqués se sont par ailleurs invités à la conférence de presse de la caravane caquiste. La Fédération du préhospitalier du Québec a manifesté, avec, notamment, une ambulance qui a fait résonner ses sirènes d'urgence pendant de longues minutes lors de l’arrivée de l’autobus de campagne.

Jérémie Corneau Landry, le vice-président exécutif de la Fédération du préhospitalier du Québec, était de la manifestation non loin de la conférence de presse de la CAQ à Rimouski.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
Jérémie Corneau Landry, le vice-président exécutif de la fédération, a indiqué vouloir ainsi envoyer un message notamment pour que reprennent les discussions entre son syndicat et le Conseil du trésor.
Cette demande aura été entendue. La cheffe de la CAQ a accepté de les rencontrer pendant environ une dizaine de minutes. C’est mon souhait de reprendre les discussions avec les paramédicaux, a-t-elle affirmé.
Après la rencontre, Jérémie Corneau Landry se montrait en effet plus optimiste quant à une reprise des discussions avec le gouvernement. Elle a dit qu’elle allait faire des communications avec les hauts dirigeants du Conseil du trésor pour nous rappeler.
Et la 20? Pas tout de suite
Cependant, la cheffe caquiste n’a pas voulu s’engager à prolonger l’autoroute 20 d'ici 2030 ni à élargir les tronçons déjà existants, comme le demandent aussi des élus régionaux.
On va préciser la nature de notre engagement dans les prochains jours à ce qui a trait à l’autoroute 20, a répondu la première ministre sortante à une question d’un journaliste.

Les quatre candidats caquistes du Bas-Saint-Laurent ont échangé quelques mots avec leur cheffe après le point de presse.
Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve
La candidate caquiste de Rimouski, Julie Brillant-Ruest, qui a déjà affirmé être favorable au projet de prolongement de l’autoroute 20, est ensuite venue expliquer qu’une autre annonce est prévue la semaine prochaine pour faire le point sur ce dossier.
Je pense qu’aujourd’hui, la lumière était sur l’annonce pour les familles. Donc c’est bien de laisser cette lumière-là sur le RQAP, a-t-elle soutenu.
La cheffe caquiste était justement à Rimouski pour promettre entre autres d’augmenter de deux semaines les congés parentaux pour les pères du Québec dans le cadre d’une bonification du Régime québécois d’assurance parentale.
L'autobus de la cheffe de la Coalition avenir Québec était de passage à Rimouski au matin du deuxième jour de la campagne électorale, après un arrêt à Rivière-du-Loup la veille. Christine Fréchette a ensuite pris la route vers la région de Chaudière-Appalaches.


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