NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life® Publicité par Adpathway
Les associations perdent leurs bénévoles réguliers. Ces piliers de l'engagement qui permettent de faire le lien entre les nouveaux bénévoles, les bénéficiaires et les administrations sont de moins en moins nombreux. Ils sont 500 000 de moins qu'il y a un an, selon l'étude France bénévole publiée en mai. Un recul qui s'explique en partie par une baisse des subventions des collectivités et du gouvernement aux associations. Au Secours populaire de Noisy-le-Sec aussi, l'effectif tend à manquer.
Au centre Gérard-Philippe de Noisy-le-Sec, en région parisienne, six bénévoles attendent patiemment derrière des tables dressées en étals de vêtements. Aujourd'hui, c'est Martine qui prend en charge l'organisation de la collecte. Ça fait dix ans qu'elle s'investit au Secours populaire de Noisy-le-Sec.
Cette dernière décennie, elle est devenue indispensable à l'association. Le Secours populaire de Noisy-le-Sec accompagne près de 200 familles par an. Un suivi régulier est donc indispensable : « C'est vrai qu'actuellement, nous sommes confrontés à un manque de bénévolat régulier. Chez nous, c'est très important parce que la première de nos missions, c'est l'accueil, la permanence d'accueil. C'est à partir de là qu'on apprend à accompagner les personnes, à leur proposer des sorties, à leur proposer toutes nos missions, toutes nos activités. C'est là où, effectivement, ces permanences, où on doit vraiment accompagner ces personnes, ça devient très difficile. C'est vrai qu'il y a dix ans l'engagement était beaucoup plus régulier : on s'engageait. »
Depuis la pandémie de Covid-19, l'engagement bénévole a augmenté : on compte plus de jeunes et plus d'actifs. Ce qui signifie aussi moins de disponibilités. Marie-Jo, retraitée, a bien conscience du côté chronophage de son activité : « Il y a même des heures qu'on oublie de compter, quand on est à la maison et que l'on passe des coups de fil, quand on fait des démarches à l'extérieur et tout ça. Et puis après, on envoie des enfants en colonies de vacances, on fait les dossiers, on envoie des familles en vacances, faut faire les dossiers... »
Des pratiques de bénévolat qui évoluent
Pour Annick, hors de question de mettre autant de temps et d'énergie dans une activité annexe. La jeune retraitée compte bien profiter de ses hobbys et de sa famille : « On a réellement besoin de nous, mais c'est quand même du bénévolat. Moi, j'ai une vie de famille et, par exemple, le week-end, je bloque tout pour ma famille. J'ai besoin de faire du sport, de voir mes amis, de discuter avec eux, de manger avec eux. Voilà, ma retraite, c'est un petit peu ça. »
Avant, c'était ces jeunes retraités qui servaient de piliers aux associations. Une autre forme de bénévolat ponctuel apparait aussi : celui que pratique Patricia. C'est la première fois qu'elle vient au Secours populaire : « Je fais déjà pas mal de bénévolat avec les centres aérés le mercredi après-midi avec les enfants, et là, c'est autre chose. Si j'ai la possibilité, je reviendrai. Si par exemple j'ai une autre occupation vis-à-vis de ce à quoi je suis engagée, là, je pourrai pas venir. » Ce bénévolat dit « post-it » – des gens qui s'engagent ponctuellement sur plusieurs causes – est de plus en plus courant.
Ce manque de bénévoles réguliers n'est pas forcément une mauvaise nouvelle pour Vincent Pelletier, responsable des bénévoles chez les Petits Frères des pauvres. C'est juste la preuve que les profils de bénévoles évoluent, il faut juste s'y habituer :
Vincent Pelletier, responsable des bénévoles chez les Petits Frères des pauvres


2 month_ago
90



























.jpg)






French (CA)