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Le Forest City Film Festival revient à London du du 15 au 25 octobre pour une nouvelle édition, qui réunira 141 films, dont 113 productions canadiennes. Avec une programmation allant des œuvres de cinéastes de la région aux productions internationales, en passant par plusieurs films en français, l’événement souhaite faire découvrir au public des histoires rarement présentées dans les salles de cinéma traditionnelles.
Fondé en 2016, le festival s’est donné pour mission de faire rayonner les cinéastes et les productions du Sud-Ouest de l’Ontario.
Au fil des éditions, le festival a élargi sa programmation et gagné la confiance des cinéastes, des producteurs et des distributeurs, explique Ethan Hickey, directeur général de l’événement.
Une place pour le cinéma francophone
Cette année, le Forest City Film Festival présentera quatre films entièrement en français et deux productions multilingues comportant des dialogues en français.

Pour établir sa sélection, Matthew Downs, responsable de la programmation du festival, affirme avoir visionné entre 200 et 250 longs métrages cette année. (Photo d’archives)
Photo : Avec l'autorisation du Forest City Film Festival
Parmi les œuvres proposées figurent deux films d’animation en français : Le Corset, qui raconte l’histoire d’un jeune garçon contraint de porter un corset orthopédique alors qu’il grandit dans une famille d’agriculteurs, et Jim Queen, une comédie d’animation pour adultes qui plonge dans la vie nocturne parisienne.
La programmation comprend également Soudain, qui suit la directrice d’un établissement pour personnes âgées près de Paris, ainsi que La Gradiva, qui raconte le voyage scolaire d’un groupe de lycéens français en Italie.
Selon Matthew Downs, responsable de la programmation du Forest City Film Festival, les films québécois occupent une place dans la programmation depuis les débuts du festival. L’ajout de productions internationales en 2022 a ensuite permis d’élargir la sélection à davantage d’œuvres francophones provenant d’ailleurs dans le monde.
Pour l’édition 2026, le festival s’est associé au Collège Boréal, dont les représentants participeront aux projections des films en français et les présenteront dans les deux langues officielles.
Selon M. Hickey, les projections en français ne sont pas fréquentées uniquement par des francophones, qui ont rarement l’occasion de voir des films dans leur langue à London. Elles attirent aussi des spectateurs d’autres horizons, curieux de découvrir cette programmation.
Un tremplin pour les cinéastes de la région
Au-delà des projections, le Forest City Film Festival cherche à soutenir les créateurs de la région et à favoriser le développement de l’industrie cinématographique dans le Sud-Ouest de l’Ontario.

Selon Ethan Hickey, les films mettant en vedette des acteurs connus, comme Julianne Moore et Paul Giamatti, peuvent attirer des spectateurs qui découvriront ensuite les productions de cinéastes de la région. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Kendra Seguin
Le festival organise chaque année un concours de présentation de projets. Cette année, une enveloppe de 30 000 $ sera partagée entre trois projets lauréats. Selon M. Hickey, ce soutien peut aider les cinéastes à concrétiser leurs projets, dans une industrie où les coûts de production sont élevés.
Le festival organise également des activités de réseautage et des échanges avec des professionnels de l’industrie, qui permettent aux cinéastes de nouer des contacts et de développer de nouvelles collaborations.
Quand on donne aux cinéastes un endroit où présenter leur travail, cela crée un élan et contribue à bâtir une communauté autour d’eux.
Cette année, une série de conférences accueillera notamment Emma Donoghue, nommée aux Oscars pour le scénario adapté du film Room, ainsi que des membres de l’équipe du film d’horreur indépendant Undertone, tourné à Hamilton.
En parallèle de ces activités professionnelles, les organisateurs souhaitent également faire du festival un lieu de rencontre pour le grand public. Des partenariats avec des bars et des restaurants du centre-ville de London permettront aux festivaliers de prolonger les discussions après les projections et d’échanger avec d’autres passionnés de cinéma. Un nouveau passeport du festival encouragera également les participants à découvrir les différentes activités proposées tout au long de l’événement.
Après 10 ans d’existence, le festival souhaite poursuivre son développement. Selon M. Hickey, les premières indications pour l’édition 2026 laissent entrevoir une hausse de la participation. À plus long terme, les organisateurs aimeraient développer des activités tout au long de l’année, afin de maintenir une présence au-delà des 11 jours du festival.


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