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Culture Bas-Saint-Laurent réagit à la sortie faite lundi soir par le conseil municipal de la Ville de Matane en lien avec le développement et le financement culturel.
La Ville réclame plus de transparence quant au processus d’attribution des bourses dans le Programme de partenariat territorial en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent.
Ce programme est une initiative du Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ). Il bénéficie du soutien de Culture Bas-Saint-Laurent, qui agit comme partenaire de services.
Le financement repose quant à lui sur un investissement des villes et des MRC de la région, montant que le CALQ égale par la suite.
C’est dans cette optique que Matane souhaite plus de transparence ainsi que des garanties de retombées locales pour ses investissements auprès des artistes et des organismes culturels basés sur son territoire.
La directrice générale de Culture Bas-Saint-Laurent assure que le programme actuel offre déjà les balises nécessaires pour protéger l’équité territoriale.
Chacun des partenaires sait ou a comme assurance qu’ils vont recevoir, au minimum, le montant investi, affirme Dominique Lapointe.

Dominique Lapointe est la directrice générale de Culture Bas-Saint-Laurent.
Photo : Radio-Canada / Xavier Lacroix
Elle ajoute que l’appariement, soit le montant bonifié par le CALQ, lui, représente une cagnotte régionale, qui s’adapte selon le niveau d’excellence des dossiers reçus, peu importe, où ils sont situés sur le territoire.
Dominique Lapointe ajoute néanmoins que Matane tire somme toute bien son épingle du jeu.
Selon les résultats des dernières années, Matane reçoit plus que ce qu’elle investit.
À titre d’exemple, seulement l’an dernier, dans le cadre du programme de partenariat territorial, deux artistes matanais ont respectivement reçu 18 000 $ pour la réalisation de leurs projets. La contribution de la Ville au programme quant à elle s’élève à 16 000 $ annuellement.
Quant au processus de sélection, un jury composé de pairs qui évaluent les dossiers déposés. La sélection des projets repose sur l’excellence et la faisabilité du projet ainsi que son appartenance au territoire.
Demandes et rayonnement
Dominique Lapointe ajoute au passage que les dépôts de projets au Bas-Saint-Laurent connaissent une augmentation fulgurante dans la dernière année.
On est entre 35 % et 43 % d’octroi, donc de personnes qui reçoivent un oui à leur dépôt de projet, ce qui fait que, malheureusement, même si on aimerait vraiment ça que ce soit tout le monde qui reçoit une réponse positive, expose-t-elle.
Dominique Lapointe soutient également qu’un projet, peu importe d’où il émerge, c’est la région entière qui en bénéficie. On a vu des projets soutenus dans le cadre de partenariat territorial diffusés à l’international, dit-elle.
Ça vient créer un levier de reconnaissance pour l’identité artistique locale. Un projet de Matane peut circuler dans un musée, un centre d’artiste autogéré ou une salle de diffusion, à la fois au local, au régional et au national.
La directrice générale ajoute également que le soutien financier du CALQ est un atout majeur pour la reconnaissance des artistes.
Ce qui est difficile pour le milieu artistique, c’est souvent la reconnaissance des pairs dans le secteur de la recherche et de la création et, pour les artistes qui obtiennent une bourse, c’est aussi une reconnaissance nationale, qui leur permet de développer leur carrière et d’obtenir d’autre soutien ailleurs, fait valoir Dominique Lapointe.
Au moment de publier ces lignes, le Conseil des arts et des lettres du Québec n’avait pas encore répondu à notre demande d’information.
Les projets soutenus par le CALQ cette année dans le cadre du Programme de partenariat territorial en lien avec la collectivité du Bas-Saint-Laurent doivent être bientôt dévoilés.


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