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Frappés de plein fouet par les surtaxes douanières de l’administration américaine, les acteurs de la filière du bois et de l’industrie forestière veulent placer ce secteur, qu'ils qualifient comme étant en pleine crise, au cœur de la campagne électorale québécoise.
Une quarantaine d'entreprises et d'organisations cosignent le Pacte pour le bois québécois, lancé par l’Alliance de l’écosystème industriel forestier du Québec.
On demande aux partis politiques : "voulez-vous soutenir cet écosystème, ou acceptez-vous son effondrement sans rien faire?" Parce que c’est ce qui se passe, dans nos régions et dans nos villes, expose le président de l’alliance, Jean Laflamme.

Le président de l’Alliance de l’écosystème industriel forestier, Jean Laflamme, formule des demandes au futur gouvernement provincial. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel
Dans cette lettre, les signataires font plusieurs recommandations. Ils somment le prochain gouvernement de reconnaître la forêt comme une priorité industrielle nationale, au même titre que l'agriculture ou l'aluminium.
Cela doit se traduire par des engagements, comme la nomination d’un ministre responsable, une politique de priorité à l'achat québécois pour les projets publics, et une révision du régime forestier pour garantir aux transformateurs un accès stable et planifié à la matière première.
Il faut prendre en compte que c’est un écosystème stratégique pour le futur du Québec, et il y a urgence d’agir. On a des tarifs, des contre-tarifs, du dumping asiatique qui ont un impact sur nos industries, énumère le président.

Des travailleurs forestiers se sentent laissés pour compte. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / ANDRÉ VUILLEMIN
Il dénonce le manque de réaction du gouvernement devant les fermetures d’usines. Et pourtant, la contribution de l’industrie à l’économie québécoise n’est plus à prouver, selon lui. Selon une étude commandée par l’Alliance de l’écosystème industriel forestier à partir de données de l’Institut de la statistique du Québec, la chaîne de valeur du bois génère 21 milliards de dollars en retombées économiques annuelles, dont 317 millions sur la Côte-Nord.
C’est 20 % du PIB industriel de la province, qui fait vivre plus de 155 000 travailleurs dans la province.
Et, selon l’Alliance des communautés forestières, cosignataire du pacte, la ressource est malgré tout sous-utilisée.
L'utilisation du bois peut prendre une plus grande place au Québec et au Canada, lance la vice-présidente Côte-Nord et mairesse de Forestville, Micheline Anctil. Pour lui redonner sa juste place, il est nécessaire de valoriser ses propriétés pour qu'il devienne l'un des premiers matériaux dans les projets de construction, plaide-t-elle.
Aucune entreprise de la région n’a apposé sa signature, mais les arguments de l’Alliance de l’écosystème industriel forestier résonnent chez le président de Boisaco, Steeve St-Gelais. Il rapporte que les travailleurs forestiers se sentent oubliés et malmenés par le gouvernement.
Il faut faire en sorte que notre gouvernement soit porteur d'une vision renouvelée, d'une vision plus positive, fait-il valoir.


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