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L'été 2026 aura été dans la moyenne en ce qui a trait aux feux de forêt pour la région de l'Abitibi-Témiscamingue, mais ce fut une autre paire de manches pour le secteur de la Baie James.
Dans la zone de protection intensive, dont fait partie l’Abitibi-Témiscamingue, la saison a même été un peu sous les moyennes annuelles.
Par contre, le nord de la province n’a pas été épargné, souligne Stéphane Caron, gestionnaire du service de la prévention et des communications à la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU).
« Plus au nord, dans ce qu’on appelle la zone nordique pour illustrer le secteur de la Baie James, on a connu une saison hors normes, avec près de cinq fois plus de feux qu’à l’habitude. C’est énorme! », mentionne-t-il.
« Évidemment, ça dérange moins les populations qui vivent davantage au sud, mais il y a quand même des populations qui vivent au nord, notamment les communautés autochtones, qui ont été impactées de façon importante cette année », indique M. Caron.

En cette saison de chasse, Stéphane Caron rappelle que de 70 à 80 % des feux de forêt dans la zone intensive sont causés par l’humain.
« À l’automne, c’est un phénomène qu’on peut qualifier de nouveau au Québec, depuis un certain nombre d’années, c’est-à-dire que notre saison de protection contre les feux de forêt a tendance à s’étirer », signale-t-il.
« Les gens vont dire qu’il fait plus beau vers la fin de l’été, que le mois d’août est davantage beau, que le mois de septembre est beau, alors on observe un allongement de notre saison », raconte M. Caron.
Deux feux de forêt sont toujours actifs en ce moment dans le nord de la province.


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