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En marge du dernier jour du Festival Éclat, 800 personnes ont manifesté dans les rues d’Aurillac. Gaz lacrymogènes et dégradations ont marqué la fin d’après-midi.
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Par Marie Boudon Publié le 22 août 2026 à 19h38 ; mis à jour le 22 août 2026 à 21h21
« St-Soline, on ne pardonne pas »
Il est 16 h 30, place de l’Hôtel-de-Ville ce samedi 22 août 2026. La foule est déjà dense, comme chaque après-midi du Festival international de théâtre de rue d’Aurillac. Mais cette fois, ce ne sont pas seulement les voix des comédiens qui montent dans les rues d’Aurillac. Des chants antifascistes commencent à se faire entendre. Une manifestation se prépare.

Rapidement, les artistes présents sur la place sont invités à ranger leur matériel. « C’est juste par précaution, pour éviter la casse au cas où », explique un médiateur d’Aurillac écoute.
Vers 16 h 45, le cortège quitte la place, direction la rue Arsène-Vermenouze et devant le tribunal. Les slogans contre les forces de l’ordre se font plus véhéments. Dans le passage de la Barbantelle, certains manifestants changent de vêtements. Dans les rues, on se prépare à une possible confrontation.

Une convergence de luttes
Le cortège grossit rapidement. Selon la préfecture du Cantal, la mobilisation atteint environ 800 personnes à son plus fort. Dans la foule, les revendications se mêlent : « ACAB », « tout le monde déteste la police », « Free Gaza », mais aussi une formule adaptée au décor Aurillacois : « De la Jordanne au Jourdain ».
Devant le tribunal, le cortège ne s’attarde pas. Pas encore. La marche poursuit sa route vers la préfecture. L’ambiance se tend. Une première poubelle est renversée, puis incendiée. Une deuxième suivra.

Des palissades sont démontées et plusieurs dégradations sont commises sur le parcours, notamment des tags sur les façades de maisons.
Le face-à-face au Square
À l’approche du Square, le dispositif policier se dévoile. Une vingtaine de véhicules de CRS sont en faction. Les forces de l’ordre se positionnent notamment devant le tribunal, déjà vandalisé lors du festival 2023.
Le face-à-face s’installe. Des projectiles sont lancés en direction des forces de l’ordre. Un CRS est blessé par un jet de bouteille en verre lors d’un affrontement place du Square.
Les CRS font alors usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Les fumées envahissent brièvement le secteur tandis que les forces de l’ordre avancent en rangs serrés. À ce stade, au moins deux interpellations sont constatées.
Le festival continue malgré tout
Depuis le début de cette 39e édition, Aurillac avait vécu quatre jours de fête sans incident majeur de cette ampleur. Les médiateurs de rue tentent encore de calmer les esprits, tandis que les festivaliers reprennent progressivement leurs habitudes.

Dans les rues, les spectacles continuent. Le public circule, les compagnies jouent et les terrasses restent animées.
La dernière soirée du festival se poursuit, l’incident est clos, pour cette 39e édition se jouent dans les rues d’Aurillac.
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