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Femme ligotée par son ex-mari en Bretagne : un homme arrêté en Espagne

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Un père de famille accusé d’avoir en janvier dernier enlevé et menacé de mort son ex-compagne sous les yeux de leur fils à Lorient (Morbihan) a demandé sa mise en liberté.

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À Vitré (Ille-et-Vilaine), une maison de justice et du droit va voir le jour après que le projet a été validé par le ministre de la Justice Gérald Darmanin.

Le prévenu est accusé d’avoir enlevé la mère de son fils en janvier 2026 à Lorient (Morbihan) avec la complicité de sa mère. ©Illustration/Adobestock

Par Rédaction Morbihan Publié le 22 août 2026 à 18h09

« J’ai apporté du scotch et des câbles à la demande de mon ex-femme qui use de beaucoup de mensonges ». C’est la justification de ce père de famille de 35 ans, accusé d’avoir ligoté, menacé de mort et violenté son ex-compagne devant leur fils de 3 ans en janvier 2026 à Lorient (Morbihan). Après avoir déjà violé l’interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne, il a demandé sa mise en liberté. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a rendu sa décision le vendredi 21 août 2026.

Serflexs et rouleau adhésif retrouvés

Le 15 janvier 2026, les policiers de Lorient pensaient se déplacer pour « un vol » et « une extorsion avec arme », mais ils découvaient en réalité une femme et son fils de 3 ans et demi à côté de serflexs (ou colliers de serrage) et d’un rouleau adhésif dans un plastique transparent, dans leur logement.

Cette femme leur a expliqué « être séparée » du père de son fils depuis avril 2025 : la procédure de divorce avec Esmerald XXX était « en cours » et elle bénéficiait d’une prise en charge par une association.

La victime faisait même l’objet d’une « ordonnance de protection » depuis le 28 mai 2025 et la Sauvegarde 56 lui avait « trouvé un logement ». Mais son ex-mari de 35 ans qui avait pourtant interdiction d’entrer en contact avec son ex-femme et leur enfant a retrouvé son adresse.

Ligotée et bâillonnée

Esmerald XXX lui avait « placé un couteau Opinel sous la gorge à cinq reprises » et l’avait ensuite « ligotée » et bâillonnée « avec un ruban adhésif sur la bouche ».

Il avait « dérobé son téléphone », « 3 000 € en liquide », « son passeport » et « la carte d’identité de l’enfant », a rapporté la présidente de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes lors de l’audience du 21 août 2026.

Selon le témoignage de son ex-femme, le prévenu aurait été aidé par une autre personne : « Ils ont été déplacés à l’aide de différents véhicules et dans différents lieux », et notamment chez la mère de Esmerald XXX, a-t-il été précisé à l’audience.

Deux violations de l’interdiction de contact

Avant de sortir de chez elle pour emmener son fils à l’école, quelques instants avant cette scène, la plaignante avait vu « la lumière » et avait « déclenché un enregistrement vidéo sur son téléphone ».

Le fichier a été exploité et depuis : on ne « voit pas Esmerald XXX » mais on entend l’homme sur la vidéo dire « Fils, comment vas-tu ? » à l’enfant. À deux reprises, il avait demandé à son ex-femme « l’ordre de remettre son téléphone ».

Avant cette agression, Esmerald XXX avait « déjà violé l’interdiction de contact » avec sa famille le 7 janvier 2026 : il a été jugé pour ces faits par le tribunal correctionnel de Lorient le 9 avril 2026.

Une amie de son ex-femme, avec qui cette dernière avait pris l’habitude d’écrire « chaque matin », s’était présentée au commissariat de police le jour des faits : elle s’était inquiétée de n’avoir « aucune réponse » ce matin-là et son amie avait fini par l’appeler « en pleurs » pour lui relater la scène.

Une cavale présumée en Espagne

Localisé en Espagne, Esmerald XXX a fait l’objet d’un mandat d’arrêt européen et a été remis aux autorités françaises le 18 février 2026.

Entendu le 19 juin, il a « reconnu » s’être présenté chez son ex-compagne mais parce qu’il avait été « invité la veille à voir son fils ». Il avait « apporté du scotch et des câbles » à la demande de son ex-femme qui « use de beaucoup de mensonges ». Il conteste par ailleurs toute « cavale » en Espagne : il avait juste « ramené une voiture en France », même s’il avait « connaissance du dépôt de plainte ».

« Il y a une priorité faite à la justice de protection des femmes et des enfants victimes », a pour sa part rappelé l’avocate générale, favorable au maintien en détention d’Esmerald XXX pour « prévenir le renouvellement des faits ». « L’instruction doit pouvoir se mener correctement sans avoir à la rechercher à longueur de temps », avait-elle insisté.

« Tout ce que je vous demande c’est de me donner la chance de travailler et reprendre une vie normale », avait répliqué l’intéressé, qui souhaitait s’installer dans le Pays basque avec un « bracelet électronique ». « Il n’y aura pas de reprise de contact », avait-il juré. Mais au final, il a été maintenu en détention par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes.

Avec PressPepper

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